Liberia : Weah du foot à la présidence (Vidéo d’un but magistral)

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  • 11 octobre 2017
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Liberia : Weah du foot à la présidence (Vidéo d’un but magistral)

Le physique s’est un peu arrondi, les cheveux se sont fait désirer, mais le visage de grand enfant est resté le même. George Weah, star du foot mondial dans les années 90, Ballon d’or en 1995, est rentré chez lui, là-bas, au Libéria. Depuis plus de dix ans, il a délaissé le ballon rond pour se lancer dans la politique.

A 51 ans, pour la deuxième fois, il est candidat sous l’étiquette du Congress For Democratic Change (CDC) à une élection présidentielle, après son échec en 2005. L’ancienne vedette de l’AS Monaco (repéré par Arsène Wenger), du PSG, de l’AC Milan, de Chelsea, de Manchester City et Marseille, avant d’assurer ses vieux jours par deux saisons aux Emirats arabes unis, présentée comme le plus grand joueur de football africain du XXe siècle par la Fédération internationale de football (Fifa) a basé toute sa campagne sur deux axes : la corruption dont il accuse le Parti unifié (PU) de la présidente Ellen Johnson Sirleaf et la lutte contre la pauvreté. A 78 ans, Mme Johnson, première femme présidente d’un Etat africain, prix Nobel de la paix, tire sa révérence, atteinte par la limite constitutionnelle de deux mandats. C’est elle qui a battu Weah en 2005 (avant d’être réélue en 2011). Weah, lui, a “programmé” d’aider les plus pauvres de son pays, notamment en rendant l’éducation gratuite de la maternelle à la fin des humanités.

Ce mardi, un peu plus de deux millions de Libériens ont voté. Le verdict de ce premier tour devrait être annoncé dans les prochaines heures et, selon tous les sondages, sur les vingt candidats en lice pour cette présidentielle, “Mister George” devrait se retrouver en finale. Weah a toujours revendiqué ses origines modestes (“Je suis né dans le ghetto, j’ai vécu dans le ghetto. Nous nous battions pour survivre”, déclarait-il durant sa carrière) et ce n’est pas son siège de sénateur, décroché en 2014, qui l’a changé. Weah sait qu’il doit aller chercher ses voix dans les couches défavorisées, dans les bidonvilles de la capitale Monrovia où s’entassent des dizaines de milliers de Libériens qui, comme Weah, sont souvent issus des populations autochtones et non de l’élite américano-libérienne, descendante d’esclaves affranchis qui domine le pays depuis sa naissance en 1822.

Verdict le 7 novembre.

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