Burundi: l’Onu prolonge le mandat de ses enquêteurs

Burundi: l’Onu prolonge le mandat  de ses enquêteurs

Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a décidé vendredi de prolonger d’un an le mandat de la Commission d’enquête de l’ONU sur le Burundi, malgré le refus de Bujumbura. Une résolution en ce sens, proposée par l’Union européenne avec le soutien des Etats-Unis, a été adoptée par 22 voix pour, 11 contre – dont celles de la Chine, de l’Égypte, de l’Afrique du Sud et du Ghana – et 14 abstentions, dont celles du Kenya et de la Côte-d’Ivoire.

« Il est crucial que ce Conseil renouvelle pour un an le mandat » de cette Commission, bien qu’elle n’ait jamais été autorisée à se rendre sur place par les autorités burundaises, a déclaré l’ambassadeur estonien, Andre Pung, s’exprimant au nom de l’UE. « La crédibilité de ce Conseil est en jeu.

La décision du Conseil intervient alors que, la veille, ce même organe de l’ONU a adopté une première résolution sur le Burundi, présentée par les pays africains avec le soutien de Bujumbura, demandant d’envoyer sur place trois experts du Haut-Commissariat aux droits de l’homme. A l’instar de la Commission, ces trois experts auront la charge de collecter des informations sur les violations des droits de l’homme au Burundi mais, contrairement à la Commission, devront « transmettre » leurs informations aux autorités judiciaires du Burundi « qui auront la charge d’établir la vérité ». Raison pour laquelle les pays occidentaux se sont opposés jeudi à la résolution africaine, estimant que « les garanties d’indépendance et d’impartialité » ne sont pas réunies au Burundi.

Le Burundi traverse une crise violente depuis la décision, en avril 2015, de M. Nkurunziza de briguer un troisième mandat, expressément interdit par l’Accord de paix d’Arusha qui avait mis fin à la guerre civile (1993-2005).

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