Les guerriers du nord du Mali ont fait la paix. Mercredi, à Bamako, des représentants de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rebelles indépendantistes) et de la Plateforme (groupes armés pro-Bamako) ont convenu d’un cessez-le-feu définitif. Autour de la ville de Kidal, depuis plus d’un an, les frères ennemis touaregs se menaient une guerre d’usure, faite d’escarmouches, d’attente dans les postes avancés du désert et de raids meurtriers. Leur rivalité, sur fond de bataille clanique, avait de fait gelé la mise en œuvre de l’accord de paix d’Alger signé en juin 2015.