RDC: le festival Amani, en février, déplacé de Goma à Bukavu pour des raisons de sécurité

RDC: le festival Amani, en février, déplacé de Goma à Bukavu pour des raisons de sécurité

La neuvième édition du festival annuel Amani (paix, en swahili), visant à promouvoir la paix et la réconciliation dans la région des Grands Lacs, aura lieu du 10 au 12 février prochains mais quittera la ville de Goma, le chef-lieu de la province troublée du Nord-Kivu (est de la République démocratique du Congo) pour se tenir à Bukavu, à l’autre extrémité du lac Kivu, ont annoncé jeudi les organisateurs. « C’est la situation sécuritaire au Nord-Kivu et la poussée du M23 (la rébellion tutsie du Mouvement du 23 Mars, ndlr) un mouvement armé soutenu par le Rwanda qui obligent les organisateurs à déplacer le festival dans la capitale du Sud-Kivu », ont-ils indiqué dans un communiqué adressé à l’agence Belga.

Déjà en août 2013, le même M23 avait lancé une offensive contre Goma obligeant à l’époque les organisateurs de la première édition du festival Amani à annuler cette manifestation. Elle avait été alors reportée à février 2014, drainant plus de 30.000 spectateurs.

« Malgré la situation politique, sécuritaire dans la région des Grands Lacs sans compter les difficultés financières et la crise du Covid, tel le phénix, chaque année, Amani renait de ses cendres », ajoute le texte.

Les organisateurs du festival Amani assurent garder la conviction que la culture est un moyen de rapprochement entre les peuples et constitue un moteur de changement vers une société nouvelle empreinte de paix, d’union et de solidarité au son de la rumba, du slam en passant par le rap et l’afro-congo.

En dix ans, le festival a vu défiler de nombreuses vedettes internationales et congolaises, toutes solidaires et plaidant d’une même voix pour la paix.

Bukavu est aussi la ville où travaille et réside le docteur Denis Mukenge, le co-lauréat du prix Nobel de Paix 2018 pour son action en faveur des femmes victimes de viols utilisés comme armes de guerre, tout comme la militante yazidie Nadia Murad, ex-esclave des djihadistes de l’État islamique (EI).

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