RDC: le Parc national de Kahuzi Biega risque de disparaître en raison de la déforestation

RDC: le Parc national de Kahuzi Biega risque de disparaître en raison de la déforestation

Le Parc national de Kahuzi Biega (PNKB), situé dans la province du Sud-Kivu (est de la République démocratique du Congo), risque de disparaitre d’ici cinq ans si rien n’est fait pour empêcher les activités de déforestation en cours, a averti la société civile locale, citée lundi par la radio onusienne Okapi. Selon le président de cette organisation, Josué Haruna, ce parc de 600.000 hectares (un cinquième de la superficie de la Belgique) perd chaque mois environ 15 hectares de forêt.

C’est une conséquence de la demande en bois comme source d’énergie dans cette région de l’est de la RDC, a-t-il indiqué à Radio Okapi, parrainée par l’ONU.

« ‘Aujourd’hui, le coût d’un sac de braise est en baisse dans la ville de Bukavu (le chef-lieu de la province du Sud-Kivu, ndlr), c’est-à-dire que l’offre est plus importante que la demande. Le Parc national de Kahuzi Biega n’existera plus d’ici cinq ans. Avec la situation de l’exploitation minière qui s’ajoute à la demande du bois (comme source d’énergie), aujourd’hui l’impunité fait face et les destructeurs du Kahuzi Biega sont sans sanction aucune », a ajouté M. Haruna.

« Donc d’ici cinq ans, le Parc national de Kahuzi Biega va disparaitre et les gorilles des plaines de l’Est que nous avons dans la partie des hautes altitudes vont disparaitre comme nous avons perdu les éléphants », a-t-il poursuivi, appelant le gouvernement provincial, celui de Kinshasa et la communauté internationale à agir.

Couvrant 600.000 hectares, le PNKB, situé entre deux volcans éteints, les monts Kahuzi (3.308 m) et Biega (2.790 m) dans le Sud-Kivu, est l’habitat de l’une des dernières populations de gorilles des plaines de l’est (graueri), qui compte environ 250 individus, selon le site de cette réserve protégée. Une bonne partie du parc échappe à sa direction et sert de refuge à des activités illégales (groupes armés, exploitation du charbon de bois, etc.). Il dépend de l’Institut congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN). Créé en 1970, il figure sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1980.

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