RDC: les commandos de Flawinne succèdent aux paras pour former l’armée congolaise

RDC: les commandos de Flawinne succèdent aux paras pour former l’armée congolaise

L’armée belge vient de terminer la relève de son détachement d’une vingtaine de personnes chargé de former des instructeurs d’une brigade d’élite congolaise formée par la Belgique entre 2008 et 2017, a-t-on appris samedi de source militaire à Bruxelles. Ces militaires, provenant principalement du 2e bataillon de commandos de Flawinne (Namur), sont tous arrivés en différentes vagues à Kindu, le chef-lieu de la province du Maniema (est de la République démocratique du Congo), a précisé une porte-parole militaire à l’agence Belga.

Ils succèdent à un détachement essentiellement fourni par le 3e bataillon de parachutistes, une unité de combat du Special Operation Regiment (SOR) stationnée à Tielen (province d’Anvers), en mission depuis le mois d’avril.

Cette bonne vingtaine de militaires – des commandos, mais aussi des membres d’unité de soutien logistique, médical et de communication (CIS en jargon militaire) – ont comme tâche de dispenser des formations de recyclage à des instructeurs de la 31e Brigade des Unités de réaction rapide (URR). Cette unité d’élite des Forces armées de la RDC (FARDC) – composée de trois bataillons de commandos, de deux compagnies ainsi que d’un état-major – a été formée au fil des ans, entre 2008 et 2017, par des instructeurs belges à Kindu et dans les environs, dans le cadre d’un Programme de Partenariat militaire (PPM) belgo-congolais.

La Belgique et la RDC ont convenu voici deux bonnes années de renouer la coopération militaire entre les deux pays, dans la foulée de l’arrivée au pouvoir du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Cette coopération avait été brutalement interrompue en 2017 par le régime de l’ancien président Joseph Kabila Kabange lors d’une profonde crise diplomatique entre Kinshasa et l’ancienne puissance coloniale, sur fond de reports des élections générales.

Selon la Défense, cette mission se déroule en plusieurs phases, la première étant baptisée « Train The Trainer », d’avril à août. Elle doit se prolonger jusque fin 2023.

La première phase s’est terminée le 12 août dernier par la remise de diplômes à des militaires congolais à l’issue de « ‘formations de haut niveau », selon l’ambassade de Belgique en RDC.

Les domaines de formation sont divers: tactique, orientation/SERE (survie, évacuation/évasion, résistance et extraction), premiers soins, combat rapproché, course d’obstacles, maintien d’une arme et tir, a expliqué l’armée.

Des éléments de la 31e brigade URR ont été engagés au combat à plusieurs reprises, notamment dans la région de Dongo (province du Sud-Ubangi, auparavant Équateur, dans le nord-ouest de la RDC) et dans la province du Nord-Kivu (est), face à plusieurs rébellions, parfois au prix de pertes importantes.

La Belgique a aussi participé aux projets de construction de logements pour les familles des militaires congolais à Kindu et dans le camp proche de Lokandu, sous l’appellation respective de « Famiki » et « Familo », avec une aide financière du ministère de la Coopération au développement.

Dans le cadre de la reprise de la coopération militaire belgo-congolaise, la Défense a enfin prévu de dépêcher deux officiers à l’École de Commandant et d’Etat-Major (ECEM) située à Kinshasa. Elle a enfin affecté le général de brigade Vincent Pierard, un para-commando, comme conseiller auprès de l’état-major général des FARDC, également à Kinshasa.

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