Double attentat en Ouganda : la police dit avoir abattu cinq suspects, arrêté 21 personnes

Double attentat en Ouganda : la police dit avoir abattu cinq suspects, arrêté 21 personnes

La police ougandaise a indiqué jeudi avoir abattu cinq suspects et arrêté 21 personnes dans le cadre de l’enquête sur un récent double attentat suicide revendiqué par le groupe État islamique (EI) et qui a tué quatre personnes à Kampala. Perpétrés par trois kamikazes, les deux attentats ont eu lieu à trois minutes d’intervalle mardi matin, d’abord à un check-point près du quartier général de la police, puis à proximité du Parlement, dans le quartier d’affaires de la capitale ougandaise.

La police a attribué ces deux attaques à un « groupe local lié aux ADF », les Forces démocratiques alliées, rébellion née en Ouganda et active depuis 25 ans dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) voisine.

Elles ont été revendiquées par l’EI qui désigne les ADF comme sa « Province d’Afrique centrale » (Iscap en anglais). En mars, les États-Unis ont officiellement déclaré les ADF affiliés à l’EI.

Jeudi, au cours d’une fusillade dans l’ouest de l’Ouganda, des agents du contre-terrorisme ont tué « quatre suspects à Ntoroko, d’où ils retournaient en République démocratique du Congo », a indiqué à la presse le porte-parole de la police Fred Enanga.

Un cinquième homme a été tué près de la capitale en tentant d’échapper à son arrestation, a-t-il ajouté, l’identifiant comme un chef musulman local « responsable du réveil des cellules terroristes à Kampala ».

La police a en outre arrêté 21 suspects, « des agents opérationnels, des coordinateurs et des argentiers d’activités terroristes », a poursuivi M. Enanga.

Le double attentat de mardi est intervenu trois semaines après deux autres attaques, un attentat à la bombe contre un restaurant de la capitale le 23 octobre, revendiqué par l’Iscap, et un attentat-suicide dans un bus près de Kampala deux jours plus tard et non revendiqué.

La police avait indiqué fin octobre avoir arrêté « un certain nombre » de membres présumés des ADF après ces attaques, soupçonnant le groupe de « préparer un attentat sérieux contre des infrastructures importantes ».

Les ADF sont considérés par les experts comme le plus meurtrier des quelque 120 groupes armés qui arpentent l’est de la RDC, beaucoup d’entre eux étant le produit de deux guerres régionales menées il y a un quart de siècle.

Que pensez-vous de cet article?

Derniers Articles

Journalistes

Dernières Vidéos