RDC: le M23 réfute s’être engagé dans une confrontation avec les FARDC dans l’est

RDC: le M23 réfute s’être engagé dans une confrontation avec les FARDC dans l’est

Le M23 (Mouvement du 23 mars ) assure lundi ne pas être engagé « dans quelques confrontations armées dans le territoire de Rutshuru ». Le porte-parole du gouvernement de République démocratique du Congo (RDC) avait indiqué plus tôt que positions de l’armée congolaise avaient été attaquées par des hommes armés dans la nuit de dimanche à lundi dans l’est du pays. « Plusieurs positions des Forces armées de la RDC (FARDC) ont été attaquées dans la nuit de dimanche à lundi dans une zone stratégique située à la frontière entre la RDC et l’Ouganda », a déclaré le ministre congolais de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya  Katembwe, lors d’une conférence de presse à Bruxelles.

Ces attaques ont eu lieu dans la zone de Bunagana dans le territoire de Rutshuru à 80 km de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu (est). Bunagana est un important poste douanier par où transitent des produits destinés au chef-lieu de province. Depuis le matin, la zone est vidée de sa population qui fuit les affrontements, se dirigeant notamment vers la frontière ougandaise, selon des témoins.

Le M23 fait valoir qu’il est engagé « depuis plus d’une année dans des pourparlers avec le gouvernement de Kinshasa » et qu’il a eu des « échanges très fructueux avec l’administration » du président Tshisekedi. 

Selon cette organisation, les pourparlers ont abouti à des conclusions dont elle « attend avec impatience la mise en oeuvre et croit en la bonne foi du chef de l’Etat ». « Il est donc mal indiqué de croire que notre mouvement puisse s’engager dans des hostilités avec les FARDC », ajoute-t-elle. « Il est toutefois vrai que nos combattants qui sont dans le territoire de Rutshuru subissent des actes de provocation de la part de quelques éléments incontrôlés des FARDC depuis 2020. Cependant, ils se sont toujours abstenus de répondre », dit encore le communiqué du M23.

Le M23 (Mouvement du 23 mars ) est la dernière rébellion importante à dominante tutsi soutenue par le Rwanda et l’Ouganda dans l’est de la RDC. 

Il avait été défait en novembre 2013 par l’armée congolaise, appuyée par les Casques bleus de la Mission de l’ONU (Monusco). C’était après dix-huit mois de guérilla pendant lesquels le mouvement rebelle avait réussi à s’emparer de Goma, en novembre-décembre 2012.

Un accord avait été signé à Nairobi (Kenya), incluant la possibilité du rapatriement de la plupart des combattants de l’ex-rébellion depuis l’Ouganda et le Rwanda, en vue de leur réinsertion.

Les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri sont placées depuis le 6 mai en état de siège pour lutter contre des groupes armés qui terrorisent les populations civiles. Le président Antoine Félix Tshisekedi Tshilombo y a remplacé des autorités civiles par des officiers de l’armée et de la police.

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