RDC: les confessions religieuses ont jusqu’à vendredi pour choisir le président de la Céni

RDC: les confessions religieuses ont jusqu’à vendredi pour choisir le président de la Céni

Les confessions religieuses congolaises ont obtenu un répit de 48 heures, qui expire vendredi à minuit, pour désigner le futur président de la stratégique Commission électorale nationale indépendante (Céni), chargée d’organiser les élections générales prévues fin 2023 en République démocratique du Congo (RDC), rapporte jeudi la presse kinoise. Le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’Kodia Pwanga, a accordé mercredi deux jours de plus aux confessions religieuses pour s’accorder et transmettre les dossiers complets de leurs candidats à la présidence de la Céni en vue de l’entérinement de leur choix par la chambre basse du parlement congolais, a annoncé son chef de cabinet, Samuel Mbemba Kabuya, dans un communiqué parvenu à l’agence Belga.

En RDC, les huit confessions religieuses officiellement reconnues désignent le président de la Céni et un membre de la plénière de cette instance. Ce choix doit ensuite être entériné par l’Assemblée nationale, avant la nomination officielle par le chef de l’État.

Mboso a reçu mercredi les chefs des différentes confessions religieuses avant d’annoncer qu’il leur accordait un délai supplémentaire de 48 heures qui expire ce vendredi 30 juillet à minuit.

Relancé depuis mars, après des violentes manifestations en juillet 2020, le processus de désignation du président de la Céni devait se clôturer au plus tard le 28 juillet. Il s’agit de désigner le successeur de Corneille Nangaa Yobeluo, sous la direction duquel la Céni avait organisé les élections contestées de décembre 2018, qui ont mené à la proclamation comme chef de l’État de Félix Antoine Tshisekedi Tsilombo, après la conclusion d’un accord de partage du pouvoir avec son prédécesseur hors mandat, Joseph Kabila Kabange.

La Céni, dont le mandat est échu depuis juillet 2019, est accusée par l’opposition depuis 2006 d’organiser des élections truquées ou de ne jamais publier les véritables résultats issus des urnes.

En juillet 2020, des manifestations violentes avaient éclaté à Kinshasa pour dénoncer l’entérinement par l’Assemblée d’un nouveau président de la Céni, Ronsard-Ernest Malonda Ngimbi, accusé d’être proche de l’ex-président Kabila. Au moins cinq manifestants et un policier avaient été tués.

Le contrôle de la Céni est un enjeu primordial pour conquérir ou conserver le pouvoir en RDC, a souligné dans un récent rapport le Groupe d’experts sur le Congo (GEC), lié à l’université de New York.

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