Charles Michel à Kinshasa pour rencontrer le président Tshisekedi

Charles Michel à Kinshasa pour rencontrer le président Tshisekedi

Le président du Conseil européen, Charles Michel, est arrivé mercredi à Kinshasa pour une visite de deux jours et doit s’entretenir ce jeudi avec le chef de l’État congolais, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui préside également l’Union africaine (UA), a rapporté la presse locale. Il a affirmé à son arrivée à l’aéroport de N’Djili se rendre en République démocratique du Congo (RDC) pour évoquer les problèmes de développement et ceux relatifs aux mécanismes de résolution de crise sécuritaire en RDC, a indiqué la radio onusienne Okapi.

Michel a été accueilli à sa descente d’avion par le nouveau ministre congolais des Affaires étrangères, Christophe Lutundula Apala, et par le directeur du cabinet du président, Guylain Nyembo, selon l’agence de presse associée (APA, indépendante), reçue jeudi à Bruxelles.

Selon la présidence de la République, M. Tshisekedi doit évoquer avec l’ancien Premier ministre belge et ministre de la Coopération au développement « des sujets d’intérêt commun » et « le partenariat stratégique entre l’UE et l’UA ».

La rencontre entre MM. Tshisekedi et Michel est prévue jeudi au Palais de la Nation.

Cette visite comprend également une cérémonie de remise, par l’UE, de deux bateaux à la République démocratique du Congo au port Sicotra dans la commune kinoise de la Gombé.

Elle intervient 48 heures après l’investiture, par l’Assemblée nationale (la chambre basse du parlement), du nouveau gouvernement congolais dirigé par le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, par 410 voix sur 500 députés.

Mardi, dix-sept pays ainsi que l’Union européenne, soit les grands bailleurs de fonds de la RDC, ont salué l’investiture de ce nouveau gouvernement, en demandant au président Tshisekedi de saisir cette « opportunité historique » pour répondre aux attentes de son peuple.

Dans une déclaration conjointe, les États-Unis, la Belgique, la France, le Royaume-Uni, le Japon, et la Suède notamment rappellent au président congolais ses engagements: « renforcer la démocratie », « garantir l’État de droit », améliorer le « climat des affaires » (lutte contre la corruption) et « assurer la sécurité » à l’Est.

Pour « respecter l’échéance constitutionnelle de 2023 », les signataires jugent « essentiel » de préparer des élections « libres, inclusives, transparentes et impartiales ».

Ils assurent le nouveau gouvernement de leur « soutien pour la mise en œuvre des réformes reflétant la volonté du peuple congolais ».

Que pensez-vous de cet article?