« Wellington for Burkina Faso »: journal de bord par Gabriel Tuscher

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  • 17 juillet 2017
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« Wellington for Burkina Faso »: journal de bord par Gabriel Tuscher

Découvrez le texte écrit par Gabriel Tuscher, coach responsable du projet « Wellington for Burkina Faso », parti tout ce mois de juillet avec son équipe de hockey au Burkina Faso pour une échange multicultrel à travers le sport!

« Voilà une semaine que nous sommes arrivés aux Burkina Faso. Au travers de trois articles nous allons tenter de vous faire vivre l’expérience inoubliable de ce voyage en publiant ce petit carnet de voyage.

Nous réalisons dès la descente de l’avion que ce séjour sera chaud, très chaud. Une délégation de la Fédération Burkinabé de Hockey sur Gazon nous accueille à la sortie de l’aéroport. Un petit jeu de « tetris » grandeur nature pour charger nos trente bagages et nous voilà prêts pour découvrir les voies rouges ou bitumées de la capitale. Après un court voyage de quinze minutes les cinq voitures nécessaires pour acheminer nos personnes et les 700 kilos de matériel que nous apportons aux clubs locaux nous déposent à notre premier logement, le Stade du 4 août de Ouagadougou.

Nous nous installons dans trois dortoirs, climatisés heureusement. La journée n’ayant pas été assez fatigante, les jeunes et Rochi partent courir sur la piste d’athlétisme du stade. Après un premier poulet grillé nous nous couchons fatigués de cette première journée de voyage.

Réveil matinal, à 8h nous devons être sur le plateau Simon Compaoré de Gaunghin où ont lieu tout l’été les stages de vacances pour les enfants du quartier. Gratuits, ils permettent aux jeunes de pratiquer le sport chaque matin. LE sport, puisque depuis une année Anasse Koanda, entraîneur du club et entraineur national de la fédération de hockey n’y dispense plus que des entraînements de hockey ! Aux oubliettes le ballon d’handball, les dribbles de basket et les passements de jambes « Messiens », maintenant ce sont les push, coup droit-revers et dribbles indiens qui y sont Rois. Pour la première session nous sommes accompagnés des joueurs les plus âgés du club, ce sont eux les assistants d’Anasse qui l’épaulent quand les plus petits sont sur le terrains. Nous avons une soixante d’enfants, certains plus petits que leur stick. Impressionnant de voir leur envie d’apprendre et la vitesse à laquelle ils avalent la matière qu’on leur donne. Les plus « anciens » améliorent leur coup droit – revers, les nouveaux apprennent à tenir un stick, courir avec la balle et la passer. Première frayeur pour Gab, Maureen se croque la cheville, mais rien de grave quelques minutes de repos et elle est de retour sur le terrain. Après 75 minutes c’est au tour des plus grands de s’entraîner, le soleil pas très haut nous cogne déjà, il doit faire 30 degrés. Nous mélangeons les groupes et nous lançons dans un tournoi de 4 vs 4. Le niveau technique est bon, la maitrise du terrain asphalté excellente pour certain, je vous laisse deviner lesquels… Nous terminons cette première visite de club par un match Wellington – Gaunghin, non seulement ils sont bons techniquement, mais ils nous dépassent tactiquement, rapidement nous sommes menés 2-0, notre jeu trop personnel n’a aucune chance d’aboutir sur un terrain que nous ne maitrisons pas, les joueurs d’Anasse nous empêchent de sortir de défense, tactiquement ils sont forts, bien drivés. Nous arrivons péniblement à revenir au score, puis à égaliser pour finalement nous imposer au but en or ! Photos souvenirs, et des dizaines de mains serrées puis « checkées » plus tard nous rentrons au stade. Fatigués mais heureux de ce premier échange autour de notre passion. Nous nous arrêtons dans un des maquis du stade pour nous rafraichir et commander un plat.

C’est le moment de déballer toutes les caisses apportées, nous constituons dix pack pour les clubs, environ 25 sticks et un freesbee (Merci à Victor Zwart et Wealtheon pour le don), un kway et un coaching book Wellington pour le coach. Nous en garderons un pour nous, pour donner des initiations là où nous passerons.

Le tri terminé nous retournons au maquis déguster un délicieux riz sauce soumbala.

A peine le temps de se reposer que nous embarquons dans deux voitures, si si deux voitures pour nous dix et nos deux chauffeurs dévoués Guillaume et Anasse (heureusement que leurs patrons sont complaisants), en route pour Dayongo dans la périphérie de Ouaga. Entraînement programmé à 15h, nous arrivons à 15h20, nous sommes déjà bien dans le rythme du continent ! Comme dirait Audrey c’est la faute de Gab, toujours prêt 15 minutes plus tard que l’heure qu’il avait fixée !

Seule une quinzaine d’enfant du club sont présent, les congés scolaires ont débuté et certains enfants sont en vacances, dans leur village en famille la plupart du temps, Pas à la mer ou dans un club de vacances, ils n’ont pas les moyens pour cela. Nous débutons l’entraînements, échauffements, puis rapidement un match où nous mélangeons nos deux clubs. Après quelques minutes le nombre de spectateurs en culotte courte impatient de s’essayer aux joies du hockey est bien plus élevé que le nombre de joueur. Nous abrégeons le match, et avançons la remise de matériel afin de permettre à tous ces enfants de s’initier au hockey. Cloé, Audrey et Nelson continuent avec les plus anciens alors que Manon, Nathalie, Rochi, Maureen et Douglas se répartissent les quarante nouveaux joueurs et leur enseignent les rudiments. Léo se repose à l’ombre, Gab fait des photos et échange avec Tietiembou, l’entraîneur du club local. Une heure incroyable où nous voyons tous ces enfants jouer. Le potentiel de développement du hockey au pays est grand, il pourrait être très rapide, ne manque que le matériel et surtout les entraîneurs formés pour enseigner.

De retour au stade nous croisons les supporters du match Etalons locaux (équipe nationale des joueurs jouant au pays) – Eperviers (Togo). Séance photo avec des supporters qui trouvent nos jeunes charmantes. Jalouse la femme de l’un d’eux lui fait palabre, Gab s’empresse de « calmer » la situation en posant avec elle. Impossible de rejoindre nos dortoirs, nous utilisons la même porte d’entrée que celle empruntées par les joueurs, la police nous empêche de rentrer. A la sortie nos jeunes ont la chance de pouvoir poser avec une partie de l’équipe burkinabé.

Au menu du soir poulet grillé, frites, aloco (banane plantain frite) et poissons braisés. Un délice.

Fin d’une première journée bien remplie, tout le monde s’endort rapidement. Demain 8h nouvel entraînement !

Dix minutes de marche jusqu’au Plateau Simon Compaoré, nous faisons escale pour dans notre coin à petit déjeuner. Un maquis qui chaque matin nous accueille. Hier Douglas et Gab avaient bougé deux chaises pour faire face au reste du groupe. Gab bien qu’habitué au pays ne comprenait pas pourquoi le tenancier nous avait alignés le long d’une table, tous côte à côte. Il est à peine 7h45 mais le soleil cogne fort déjà, Douggy et Gab comprennent vite le choix du tenancier, leur dos chauffent au soleil, impossible de s’adosser sur ces chaises en métal devenues brûlantes.

A peine sorti du maquis les enfants sont là pour nous accueillir, les mains se tendent, on sert, on check. Nouvel entraînement, quelle chaleur ! De retour à Ouaga après un séminaire de travail avec toutes les fédérations affiliées au Comité Olympique National le Président Idrissa Kaboré nous retrouve, il faut connaissance avec le groupe et suit les entraînements, heureux de vois ces jeunes partager la même passion. Remise de matériel, photos souvenirs, des amitiés naissent entre les joueurs belges et burkinabés. Nous reviendrons en fin de séjour sur le plateau.

Au programme de la soirée (= après-midi ici au burkina) entraînement dans le club de Thangin, nos jeunes ne chôment pas. Avant cela il faut se nourrir, pâte sauce tomate dans un maquis du stade. Les plats copieux ne sont pas terminés, les jeunes hésitent à manger la viande, un chat en profite. Ils partent se préparer alors que Rochi, Gab, le Président et Anasse papotent au tour de la table. Des jeunes vendeurs ambulants passent, on leur donne les plats non terminés, leur appétit donne l’impression qu’ils n’ont pas encore mangé aujourd’hui, il est 13h30…

Léo est fatigué, coup de chaleur, il reste au stade, au frais, pour se requinquer. Rochi reste avec lui et en profite pour étudier. Anasse et Guillaume sont au rendez-vous, en court de route Gab descend du véhicule, il doit aller chercher des puces (carte sim) pour les jeunes afin qu’ils puissent se connecter un peu. A la sortie de la boutique de l’opérateur local Gab doit rejoindre le groupe, sautant de moto en moto il arrive une fois l’entraînement terminé. Retour au logement où nous retrouvons Leo retapé.

Rochi parle de l’épisode des petits vendeurs aux jeunes, plus aucun chat burkinabé ne recevra un morceau de notre part, leçon de vie et apprentissage des réalités différentes pour nos jeunes.

Nous sortons manger accompagnés de nos amis de la fédération, et des amis de Gab, de Papa Adama (le seul vendeur de gaufre du Burkina) et Zina qui travail pour Doli/Adja une société qui produit du bouillon, de l’huile, du beurre et d’autres condiments. Il nous offre une centaine d’assiettes et des gobelets publicitaires en plastique, nous les utiliserons comme cônes lors des prochains entraînements.

En plus du menu « poulet-frites-aloco-poissons) nous avons acheté au marché des mangues et de l’ananas, quel régal. Les jeunes regroupent les plats non terminés et les donnent à des mendiants qui attendent à quelques mètres de notre table.

Au moment de se coucher Douggy ne se sent pas, il a mangé quelque chose qui ne passe pas. Par mesure de sécurité nous appelons Silvie, amie Docteur, elle nous conseille quelques tablettes et une bonne nuit et tout ira bien. Demain nous partons pour Bobo-Dioulasso à l’aube.

Au réveil Douglas n’est pas encore au top, afin de lui éviter de faire six heures de bus dans cet état nous ajournons le voyage vers Bobo de vingt quatre heures. Les organismes sont fatigués, les deux premiers jours ont été intenses, trop ? Probablement pour certain, leçon à retenir pour le prochain voyage. Mais heureusement la majorité des jeunes se porte bien et ne présente aucun signe de maladie quelconque.

Un peu découragé par l’épisode Douggy Gab cherche entre deux voyages à la pharmacie un autre coin pour manger. Nous trouvons un chouette petit restaurant où nous mangeons un délicieux poulet sauce arachide. La matinée et la soirée sont consacrés au repos. C’est mardi, Anasse et ses collègues du service des sports de la ville dispensent un court d’aérobic dans le cadre de la campagne « sport pour tous », sur la pelouse synthétique du terrain municipal de Ouaga. Infatigables et surtout reposés, nos jeunes suivent le cours, au premier rends, une heure à bouger sur des musiques africaines. Heureusement certaines sont moins rythmées…

Retour au stade du 4 aout pour boucler les valises à nouveau et préparer le départ du lendemain. Douglas va mieux, encore une nuit de repos et il sera sur pieds.

Au réveil à 6h il est en forme et prêt à affronter six heurs de routes. Par contre c’est Rochi notre accompagnatrice, joueuse Argentine du Well, qui ne se sent pas, elle a eu de la fièvre pendant la nuit et des nausées. Le piment d’hier soir ? le poulet d’avant hier ???? Après discussion entre Rochi et Gab nous décidons de partir à Bobo, elle nous rejoindra le lendemain. Anasse, le Président, M. Guiré, Papa et Emeline son prévenu de la situation, Rochi est bien encadrée et sera au top demain. Gab reçoit des nouvelles lors du voyage, par mesure de sécurité Rochi est conduite à la clinique pour contrôle. C’est plus méchant que prévu, grosse intoxication alimentaire, ils la gardent pour 24h. Rochi sera sur pied dans trois quatre jours et sortie de la clinique demain. Elle doit faire très attention à tout ce qu’elle va manger, pas trop lourd, pas de fort, etc… Faible, et donc au risque de contracter d’autres maladies qui pourraient nécessiter une hospitalisation, Rochi décide d’être rapatriée. Choix difficile, le groupe sera « seul » avec Gab, mais choix très compréhensible. Elle loge chez Papa pour les deux derniers jours, nos amis de la Fédé et Papa prennent soin d’elle comme un coq en pâte. Le rapatriement est organisé, elle rentrera samedi soir. Les parents sont informés, nous décidons de continuer le voyage sans faire venir un autre accompagnateur. Gab donne une liste de quinze noms et numéros de téléphone aux jeunes, juste au cas ou c’est lui qui tomberait trop malade pour gérer le groupe.

Pendant ce temps à Bobo le groupe visite le grand marché, se fait happer par des rabatteurs qui les emmènent d’une boutique à l’autre, certains jettent des regards noirs à Gab qui empêche les jeunes d’acheter des objets à des prix de Toubabou (le blanc). A la sortie du marché nous allons visiter le musée de Bobo-Diouasso et rendre visite à Sediki et Khalifa le sculpteur et le tisserand du musée. Des commandes sont passées. Nous irons les chercher dans les prochains jours. Nous allons déjeuner au Mandé, restaurant un peu huppé de la ville, mais vu les circonstances Gab préfère être prudent et manger dans des coins « surs ». De plus le budget nous le permet alors pourquoi se le refuser.

A 15h nous partons pour Bindougousso, quartier de la ville, entraînement prévu avec le Stick club de Bobo. A nouveau 40 enfants viennent s’ajouter à la vingtaine de réguliers. Nous divisons en petit groupe de 8-10 joueurs et terminons comme d’habitude par un match contre l ‘équipe locale. Défaite sans appel 1-5 ! Belle maitrise technique des locaux sur ce terrain de terre et de gravier, et belle occupation du terrain, la balle circule bien.

Comme à chaque fois que nous rentrons à la maison les enfants de la rue nous attendent. Nous louons deux villas jumelles, entrée par le salon-salle à manger-cuisine, deux chambres de trois lits, et une salle de bain. Une villa pour les filles et une pour les garçons. Depuis que les jeunes ont laissé entrer une vingtaine d’enfants dans la villa des filles (lieux où les jeunes se retrouvent) il y a constamment des enfants qui viennent, à peine la porte ouverte le matin qu’on entend le traditionnel « toubabou » qui accompagne nos journées, jusqu’à ce que notre porte se referme la nuit. Les jeunes du groupe sont géniaux, ils s’occupent à merveille des jeunes hockeyeurs et de tous les enfants que nous côtoyons.

Vendredi, le départ pour le village est annulé. Seul avec les jeunes Gab ne veut pas passer de nuit là-bas, loin de la ville. Nous allons chez les Abou, plus vieil ami de Gab et père de sa filleule Tiomitio. Les garçons préparent le repas de midi sous les ordres du chef Nelson. Les filles se font tresser. A 14h Kleytinguet et Naby ont convié leurs mais pour une initiation de hockey. Nous sortons dans la rue, en terre, large de quelques mètres . Nous sortons les sticks du sac, une dizaine d’enfants commencent à jouer avec nos jeunes entraîneurs, puis une vingtaine, une trentaine, …. Nous n’avons pas assez de stick, ils passent de mains en mains après chaque geste effectué. Lors de cette initiation un vieux Monsieur, âgé de 86 s’approche de nous. Il est émerveillé par ce qu’il voit, cela lui rappelle de beaux souvenirs de jeunesse. Il nous explique qu’aux environ de 1945 il jouait à ce jeu dans sa ville d’Orodara. Convié à la maison, nous lui montrons des vidéos de hockey moderne, il nous explique comment, avec des feuilles, ils constituaient une balle qu’ils enterraient. Puis un joueur de chaque équipe se plaçait face à face, balle au centre. Ils déterraient la balle à coup de stick puis le match démarrait. Il y avait des équipes dans plusieurs quartiers de la ville. Une fois de plus les sticks nous ont apporté de beaux moments de partage. Mais première petite tension au sein du groupe, certains entraînent moins que d’autres, pas grave et surtout tension minime, le soir nous en parlons et tout est réglé. Chacun doit accepter que nous ne pouvons pas vivre les neuf au même rythme 24h sur 24 ! Celui qui doit se reposer ne peut pas faire semblant, il faut apprendre à écouter son corps qui n’est pas habitué aux conditions et à le ménager.

Samedi matin nous sortons sur le terrain de football du quartier de Bolomakoté, un des plus anciens quartiers de Bobo. Désiré, notre logeur, à demandé à son fils de venir avec ses amis, à nouveau plus de quarante enfants jouent au hockey, le potentiel est grand, très grand….

Il fait chaud, le reste de la journée sera consacré au repos. Sur le terrain où nous avons joué ce matin, aura lieu à 16h la finale d’un championnat de football. Par hasard c’est Daouda un ancien voisin de Gab qui organise cette finale. Après le repas les jeunes décident d’aller assister au match. Sous la tente installée ce matin ont pris place les officiels, Maire et Archevêque entre autre. Gab se repose à la maison, pas surpris en arrivant au match ils retrouve ses petits assis au second rang, juste derrières les officiels, il est 16h30 le match n’a pas encore débuté, on en est encore aux présentations et autres discours. Les joueurs sont engagés, la maitrise technique sur ce terrain de terre et rocs est incroyable. Les équipes seront départagées par les tirs au but.

La nuit Désiré et ses amis musiciens assurent l’animation d’une veillée funèbre, de jeunes enfants dansent, des vieux et des vieilles aussi. Au son du djembé, du bara et du balafon ils font une ronde au tour du néon qui éclaire la place.

Dimanche, plus d’une semaine que nous sommes là. 7h30 réveil pour tout le monde, à 8h30 Dieudonné vient nous chercher avec son bus. Nous partons au village de Bala avec Cécile, la femme d’Abou et les enfants. Une route bitumée nous mène à Satiri. Puis c’est sur une piste que nous terminons le parcours. Nous mettons le même temps à parcourir ces 11 derniers kilomètres que nous avons mis pour faire les cinquante précédents. Arrivés au village, nous faisons une petite halte, un tour de marché d’une dizaine de minutes. Nous embarquons les pêcheurs et empruntons la piste qui nous mène à la mare aux hippopotames. A leur tour se sont les pêcheurs qui nous font embarquer sur leur barque, à l’aide de leur perche ils nous promènent, mais où sont les hippos ? Enfin en voilà un, puis deux, un troisième surgit. Loin de voir la totalité du troupeau qui en compte plus de septante nous sommes heureux avec le spectacle qui s’offre à nous. Cette mare est belle, longue de sept kilomètres. Des algues rouges, d’autres vertes la colorent, quelques oiseaux dont un martin pêcheur, un épervier, nous font lever les yeux. Il est l’heure de la sieste pour les petits de trois tonnes, ils s’enfoncent dans les herbes, nous devinons leur parcours aux mouvements de celles-ci. Nous en aurons vu que trois, mais pas juste des têtes comme si souvent, pour une fois l’un deux avait une bonne partie de son corps qui sortait de l’eau. Nous rebroussons chemin, pic-nic sous les arbres. Cécile nous a préparé un riz sauce légume avant le départ. Arrivés au village, nous allons saluer sa maman, puis le groupe se sépare, sieste sous un arbre pour certains, petit tour à la buvette pour les autres. Les habitations au village sont souvent encore très rudimentaires, sol en terre, mur de briques en terre, un toit de tôle, pas d’eau courante ni électricité sauf pour certains villageois qui utilisent maintenant des plaques solaires. Il est l’heure de rentrer, nous grimpons dans le bus et prenons la route pour Bobo.

Voilà, première semaine d’achevée, jeudi nous partirons pour Koudougou, trois jours et des visites dans trois clubs. D’ici là une excursion à la cascade de Banfora demain et un dernier entraînement au Stick HC mercredi en soirée. »

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