RDC: le collectif CNPAV dénonce la condamnation à mort de deux lanceurs d’alerte

RDC: le collectif CNPAV dénonce la condamnation à mort de deux lanceurs d’alerte

Le collectif d’ONG « Le Congo n’est pas à vendre » (CNPAV) a condamné jeudi les représailles judiciaires contre les lanceurs d’alerte et appelé la République démocratique du Congo (RDC) à enquêter sur les allégations de blanchiment d’argent contre le milliardaire israélien Dan Gertler, accusé de corruption dans le secteur minier, et la banque camerounaise Afriland First Bank. Deux lanceurs d’alerte ayant agi dans l’intérêt public, Navy Malela et Gradi Koko, ont été condamnés à mort par le tribunal de grande instance de Kinshasa Gombe, « à leur insu et en leur absence », a dénoncé ce collectif dans un communiqué transmis à l’agence Belga.

Le 26 février dernier, l’avocat de l’Afriland First Bank a annoncé dans une interview que ces deux anciens employés chargés de l’audit au sein de la banque avaient été condamnés à mort en septembre 2020.

Dans le cadre de leur travail chez Afriland, MM. Malela et Koko avaient identifié d’importantes irrégularités au sein de leur institution financière. Ils avaient ainsi lancé l’alerte en interne, puis transmis des documents à des ONG et des journalistes, en prenant d’énormes risques pour leur sécurité personnelle, et celle de leurs familles, selon le collectif d’ONG.

« Un d’entre eux a été sérieusement menacé et ils n’ont eu d’autre choix que de s’exiler à l’étranger où ils vivent cachés et dans des conditions difficiles », souligne le CNPAV.

La procédure judiciaire initiée à l’encontre des deux lanceurs d’alerte par Afriland et ayant conduit à leur condamnation à mort a été entourée de nombreuses irrégularités, selon le CNPAV. Le collectif dénonce en particulier « un processus judiciaire irrégulier et biaisé ».

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