Barrage sur le Nil: Egypte et Soudan proposent une médiation dirigée par la RDC

Barrage sur le Nil: Egypte et Soudan proposent une médiation dirigée par la RDC

L’Egypte et le Soudan ont proposé mardi la formation d’une médiation quadripartite dirigée par la République démocratique du Congo pour relancer les négociations sur le barrage controversé construit par l’Ethiopie sur le Nil, selon le ministère égyptien des Affaires étrangères. Lors d’une rencontre au Caire mardi, le ministre égyptien Sameh Shoukry et son homologue soudanaise Mariam al-Mahdi ont proposé « la formation d’un quartet international dirigé par la République démocratique du Congo », président en exercice de l’Union africaine (UA), « pour arbitrer les pourparlers ».

Les deux pays ont confirmé leur « attachement » à la proposition soudanaise soutenue par l’Egypte « d’étoffer le mécanisme de négociation sous l’égide de l’UA », selon un communiqué du ministère égyptien.

Succédant au sud-africain Cyril Ramaphosa, le président congolais Félix Tshisekedi a entamé en janvier un mandat d’un an à la présidence tournante de l’UA.

Le quartet comprendrait, outre l’Union africaine, « les Nations unies, l’Union européenne et les Etats-Unis », selon le communiqué.

Depuis près d’une décennie, le Soudan, l’Egypte et l’Ethiopie négocient sans succès les modalités de la gestion et du remplissage du réservoir du Grand barrage de la Renaissance (Gerd) qu’Addis Abeba construit sur le Nil bleu.

Lancé en 2011, celui-ci est amené à devenir la plus grande installation hydroélectrique d’Afrique.

Si l’Ethiopie estime que Gerd est essentiel à son développement économique et à son électrification, Khartoum et Le Caire –qui dépend à 97% du fleuve pour son approvisionnement en eau– craignent que la digue ne restreigne leur accès à l’eau.

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