RDCongo-Rwanda: plan d’action contre les menaces sécuritaires

RDCongo-Rwanda: plan d’action contre les menaces sécuritaires

Des délégations congolaise et rwandaise ont tenu ce week-end à Kigali une réunion sur la sécurité des deux pays, qui font face à des « menaces » communes. Elle s’est terminée par la mise au point de recommandations et d’un plan d’action qui n’ont pas été rendus publics et sont maintenant soumis aux Présidents des deux pays.

La rencontre suit une autre réunion semblable tenue à Kinshasa le mois dernier, conformément aux désirs exprimés par les Présidents du Congo et du Rwanda de maintenir des contacts réguliers sur les questions de sécurité.

La rencontre de deux jours qui s’est clôturée à Kigali dimanche soir a accueilli une délégation congolaise conduite par François Beya, conseiller spécial Sécurité du président Félix Tshisekedi, et une délégation rwandaise menée par le chef d’état-major de l’armée, le général Jean-Bosco Kazura.

Rebelles ougandais et rwandais au Congo

Ce dernier a stigmatisé les « menaces persistantes » contre la sécurité des deux pays voisins. Il s’agit apparemment des rebelles ougandais ADF qui sèment la désolation au Nord-Kivu, dans la région de Beni en particulier, et des groupes rebelles rwandais, issus des génocidaires, qui terrorisent les deux Kivu.

Depuis l’arrivée du président Tshisekedi à la Présidence, l’armée congolaise – avec un appui des militaires rwandais –  a mené des opérations contre les rebelles rwandais au Kivu, qui ont abouti à la mort de plusieurs de leurs chefs et au rapatriement de plusieurs centaines de combattants et de leurs familles, installés à l’est du Congo depuis la défaite des génocidaires rwandais face au Front patriotique rwandais (FPR, au pouvoir à Kigali) en 1994.

Un « défi aux Occidentaux »

Selon le journal rwandais « The New Times », François Beya a déclaré: « Nous sommes venus ici pour défier le monde entier, particulièrement les Occidentaux, qui ne veulent pas que nous parlions et travaillions ensemble. Nous sommes ici pour leur dire que nous sommes un et que nous ne voulons pas de conflit entre nous ».

On ignore quel pays occidental M. Beya visait ainsi. Les Etats-Unis et la plupart des pays européens sont favorables à la paix dans les Grands lacs. Seule la France a eu une attitude moins nette, en raison de son passé de collaboration avec le régime génocidaire rwandais. En revanche, l’entente entre Kigali et Kinshasa est souvent mal comprise par l’opinion congolaise, divers politiciens locaux en mal d’audience choisissant souvent de se lancer dans un discours anti-rwandais pour gagner une popularité facile.

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