Sindika Dokolo : « Ni 3e dialogue, ni extension du mandat de Kabila »

Sindika Dokolo : « Ni 3e dialogue, ni extension du mandat de Kabila »

Sindika Dokolo, Moise Katumbi, Félix Tshisekedi et Salomon Kalonda réunis, main dans la main, trois jours après une fête nationale congolaise marquée par l’absence de discours d’un président « pour raisons de santé ». L’image est forte.

Au-delà du symbole d’une image, et après l’appel à la mobilisation des évêques congolais, cette réunion démontre que l’opposition congolaise n’a rien perdu de sa détermination.

Dans un tweet dont il est devenu coutumier, Sindika Dokolo lance : « Union autour de l’Art 64.1. Serment fait devant notre peuple: il n’y aura ni 3e dialogue, ni extension du mandat de Mr Kabila après 2017. »

Pouvoir et Ceni responsables du retard de la présidentielle

Quelques heures avant cette photo, Sindika Dokolo a accordé ce lundi 3 juillet une interview à la « Deutsche Welle » dans laquelle il ne cache pas ses doutes – doux euphémisme – sur la volonté de Joseph Kabila d’organiser les élections dans les délais prévus par l’accord du 31 décembre.

Pour Sindika Dokolo la CENI et le pouvoir se renvoient la responsabilités du retard dans le processus électoral. Dans ce contexte, il y a fort à craindre, selon lui, que le scrutin soit sans cesse reporté.

« J’ai l’impression que [la CENI et l’exécutif] sont maintenant à bout d’arguments. Et effectivement ils vont nous annoncer qu’il n’y aura pas d’élections (…) Maintenant c’est le moment d’affirmer d’une voix très forte qu’il nous faut de vraies élections, de bonnes élections mais avec Monsieur Kabila, vraisemblablement, ça ne sera jamais possible », a lancé Sindika Dokolo.

Le choix d’un média allemand pour cette sortie médiatique n’a rien d’anodin. Le mois dernier, le président Kabila était sorti de son mutisme dans le « Spiegel ». Suite à une quetsion sur l’organisation des élections à la fin de cette année, conformément à l’accord de la Saint-Sylvestre, Joseph Kabila avait expliqué qu’il n’avait rien promis… Laissant entendre qu’il ne s’était jamais engagé à tenir ce scrutin à la fin de cette année.  Dans la même interview, le président congolais s’en prenait aussi aux évêques catholiques qu’il accusait d’être responsables de la crise actuelle. Une sortie qui a eu le don de radicaliser l’opposition.

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