RDC : Pas d’élection, pas de visite papale

RDC : Pas d’élection, pas de visite papale

La tension ne devrait pas retomber dans les prochaines heures entre le clan Kabila et l’Eglise catholique.

Vendredu dernier, 23 juin, un courier des évêques de la Cenco, baptisé « Debout Congolais », faisait l’inventaire de la situation générale en République démocratique du Congo. Un bilan catastrophique. Les évêques, soucieux de laisser l’église au milieu du village, regrettait l’attitute de la classe politique dans son ensemble.

Mais une fois ce constat général posé, les évêques s’arrêtaient longuement sur le rôle capital de Joseph Kabila dans la crise politico-sociéto-économique qui secoue la RDC. Autre constat, sans des élections  libres et apaisées, la dégradation ira croissante.

Claque papale

Une semaine jour pour jour après ce courrier, c’est le nonce apostolique en RDC qui envoie un nouvel uppercut au pouvoir kabiliste.

A l’occasion de la messe aux Apôtres, le nonce apostolique Luis Mariano a ainsi expliqué aux catholiques que le pape François ne viendra en RDC qu’après l’organisation des élections présidentielles et législatives. Une viste avait été annoncée pour cet été mais a été reportée « pour éviter des manipulations politiques et d’interprétations malicieuses qui pourraient diviser la nation », a-t-il expliqué, avant de poursuivre : « Vous savez bien chers frères et sœurs, avec quelle impatience le Saint Père, qui suit avec attention les évènements de la RDC, attend l’heure d’une visite dans notre pays ». Et d’ajouter : « N’ayez pas peur chers Catholiques du Congo et tenez-vous débout!, comme vient de nous le demander la CENCO, car en tout cas, décembre 2017 approche! Je vous invite à travailler pour la paix et à vous engager avec ferveur dans la lutte civique pour la tenue des élections libres, transparentes et apaisées! C’est le meilleur moyen de vous préparer à la visite du Saint Père tant intensément souhaitée par tous les Congolais.

Washington aussi 

Le 30 juin n’aura donc pas été une journée de fête pour le pouvoir kabiliste qui s’était déjà fait tancer quelques heures plus tôt par le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson qui, lui aussi, au nom de la Maison Blanche a plaidé pour une alternance politique.

Parler d’isolement diplomatique relève donc de l’euphémisme.

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