L’Union Africaine appelle à son tour au calme en RDC

L’Union Africaine appelle à son tour au calme en RDC

L’Union africaine (UA) a demandé aux leaders de la République démocratique du Congo de préserver « la paix et la stabilité » à la veille d’une intervention annoncée du président en pleine crise politique, quelques jours après un appel de l’ONU prônant le dialogue. En visite jeudi et vendredi à Kinshasa, le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahama, a déclaré dans un communiqué avoir « eu des échanges » avec le chef de l’Etat Félix Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila.

Proclamé vaiqueur des élections, M. Tshisekedi est au pouvoir depuis 2019 en vertu d’un accord secret de coalition avec son prédécesseur, qui a gardé la majorité au Parlement.

Dimanche, M. Tshisekedi doit annoncer ses « décisions tant attendues » selon son porte-parole, pour sortir de la crise au sein de la coalition.

Le chef de l’UA « a appelé l’ensemble de la (classe) politique congolaise à oeuvrer résolument et sincèrement à l’instauration de la concorde nationale et à la préservation de la paix et la stabilité ».

Samedi, une centaine de députés ont voulu déposer à l’Assemblé des pétitions demandant la démission de la présidente pro-Kabila de la chambre basse, Jeanine Mabunda, et son bureau.

« Tous les bureaux sont fermés », a déclaré un député UDPS, Léon Mubikayi.

Des députés prétendent que ces pétitions ont été signées par une majorité d’entre eux (plus de 250). L’AFP n’a pas pu se procurer le texte ni la liste des signataires.

Le FCC pro-Kabila revendique une majorité de plus de 300 députés sur 500 à l’Assemblée.

Par ailleurs, l’ex-président Kabila ne s’est pas rendu comme annoncé à Lubumbashi (sud-est) ce samedi.

Il a été empêché de voyager, d’après ses partisans, sans confirmation officielle.

« Interdire à Joseph Kabila de voyager (…) est une violation pure et simple de ses droits constitutionnels », a réagi l’avocat défenseur des droits de l’homme, Jean-Claude Katende.

« Je reste préoccupé par les tensions politiques au sein de la coalition au pouvoir », a écrit il y a quelques jours le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres. « J’appelle toutes les parties prenantes à résoudre leurs différends par le dialogue, conformément à la Constitution », a-t-il dit.

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