Opinion: ma Côte-d’Ivoire ne sombrera pas !

Opinion: ma Côte-d’Ivoire ne sombrera pas !

Par Arouna DAO, membre du Bureau Politique du RHDP et président de la Coordination des Mouvements et Clubs de Soutien au RHDP Benelux.

Le peuple ivoirien est appelé aux urnes le samedi 31 octobre prochain pour choisir son Président conformément à l’article 56 de la constitution. Cette élection se tiendra dans un contexte marqué par des tensions suscitées par une partie de l’opposition qui refuse de prendre part à cette échéance.

Après près d’une décennie de croissance économique continue, et une transformation en profondeur du visage de la Côte-d’Ivoire grâce aux grands chantiers qui ont permis de doter le pays d’infrastructures modernes dans tous les domaines et de réduire le taux de pauvreté faisant de la Côte d’Ivoire le pays le plus riche d’Afrique l’Ouest en terme PIB par tête d’habitant selon le dernier classement de la Banque Mondiale, les vieux démons semblent refaire surface à l’approche des élections présidentielles du weekend prochain.

Mais, en réalité, il semble que ces tensions soient artificielles et destinées à justifier la volonté de l’opposition de ne pas affronter dans les urnes le président Ouattara, candidat du RHDP (Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix) suite au décès subit de l’ex-Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, qui avait été choisi par cette formation politique pour porter ses couleurs.

En effet, comment comprendre que Messieurs Henri Konan Bédié et Pascal Affi N’Guessan, tous deux candidats retenus par le Conseil Constitutionnel, refusent d’aller à l’élection et appellent à la désobéissance civile et au boycott actif ?

Pourquoi Monsieur Guillaume Soro, ex-président de l’Assemblée nationale, sachant qu’il fait l’objet d’une condamnation définitive pour des faits de détournement et recel de biens publics et de poursuites pour des faits d’atteintes à la sureté de l’Etat, s’empressa-t-il de déposer sa candidature  alors qu’il ne figure pas sur les listes électorales, première condition de l’éligibilité à une élection ?

Enfin, pourquoi polémiquer sur la candidature de Monsieur Laurent Gbagbo, dont l’avocate Maitre Habiba Touré a affirmé qu’il «n’a jamais commis personne pour déposer sa candidature» et n’a d’ailleurs pas signé la déclaration de candidature déposée par Monsieur Armand Ouegnin auprès de la CEI ?

Ces interrogations permettent de mieux cerner le dessein de cette opposition qui a régulièrement été associée aux différents dialogues politiques depuis 2016 et qui, malgré cela, s’inscrit dans une démarche de boycott.

Rappelons que la constitution de 2016 est fortement inspirée par les Accords de Linas Marcoussis auxquels ont pris part tous les acteurs sociopolitiques ivoiriens et sa rédaction a fait l’objet d’un dialogue politique avec les mêmes acteurs qui aujourd’hui semblent remettre en question l’esprit dans lequel elle a été rédigée et adoptée.

Par ailleurs, plusieurs dialogues politiques ont été conduits par feu le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly, de janvier à juillet 2019 pour la reforme et la mise en place de la Commission Electorale Indépendante (CEI), puis de janvier à mars 2020 pour l’adoption du nouveau Code électoral.

Le FPI de Monsieur Pascal Affi N’Guessan et le PDCI-RDA de Monsieur Henri Konan Bédié ont pris part à ces différents dialogues. C’est à la suite de ce processus que les représentants du FPI ont intégré la CEI.  Le PDCI-RDA, quant à lui, et malgré ses différentes participations aux dialogues politiques, s’est régulièrement inscrit dans une logique de boycott de la signature des accords issus desdits dialogues sans raison valable. Malgré cette attitude, le gouvernement a accepté de lui octroyer un poste au sein de la commission centrale de la CEI, poste pour lequel il a désigné un représentant qui n’a jamais prêté serment.

Dans la continuité de ce dialogue permanent, le gouvernement a, sous l’égide de la Cedeao, convié les partis, groupements politiques et la société civile à une série de rencontres les 14, 15, 17 octobre 2020 sur le processus électoral. Les mêmes partis ayant appelé à la désobéissance civile et inscrits dans la dynamique du chaos ont brillé par leur absence à ces rencontres.

Les tensions auxquelles nous assistons actuellement émanent donc d’une volonté de cette frange de l’opposition radicale de mettre en œuvre leur projet d’insurrection populaire qui aboutirait au report des élections et l’installation d’une transition politique en Côte-d’Ivoire.

Par ailleurs, les affrontements interethniques qui ont cours dans quelques localités sont essentiellement le fruit d’une manipulation et la communautarisation du débat politique par cette opposition qui a échoué dans ses différents appels à la mobilisation citoyenne. Ce sont ces actes de guérilla qu’il nous a été donné de constater ces derniers jours dans la région de Dabou, menés par des groupuscules bien organisés avec pour seul objectif d’installer un climat de terreur et de psychose.

Ces pratiques démontrent que les tenants de l’idéologie sectaire et mortifère de «l’ivoirité», dont l’ancien président Henri Konan Bédié fut le promoteur, veulent la ressusciter pour assouvir leur triste dessein et ramener ainsi la Côte-d’Ivoire aux sombres heures de son histoire. Cette opposition radicale cherche du sang, des larmes et de la casse pour créer le chaos, la désolation des familles en jouant sur l’identitaire et le communautarisme, afin de justifier un report des élections.

Mais ma Côte-d’Ivoire ne sombrera pas, car le peuple ivoirien dans son immense majorité aspire à vivre dans la paix, dans l’harmonie et le progrès prônés par le président Alassane Ouattara.

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