RDC: de vingt à 40 morts dans des affrontements près de Minembwe

RDC: de vingt à 40 morts dans des affrontements près de Minembwe

Au moins vingt personnes – quarante selon certaines sources – ont été tuées dans des affrontements qui se sont déroulés depuis le début de la semaine dans la région des Hauts Plateaux, située dans la province du Sud-Kivu (est de la République démocratique du Congo), une zone de conflits inter-ethniques, rapporte vendredi la presse congolaise.

Ces combats ont opposé, selon des sources locales, des éléments Maï-Maï (milices d’autodéfense locales) et la coalition Ngumino-Twigwaneho, qui rassemble deux milices prétendant défendre les Banyamulenge, une communauté aux lointaines origines rwandaises: « Twigwaneho » (auto-défense) et « Ngumino » (nous restons là en kinyamulenge).

Selon la société civile locale, la coalition conduite par le colonel déserteur Rukundo Makanika a attaqué depuis lundi plusieurs villages du secteur d’Itombwe, dans le territoire Mwenga ainsi que dans le secteur de Lulenge, dans le territoire de Fizi près Minembwe.

Au moins une vingtaine de morts ont été enregistrées, selon un responsable local.

« Nous avons un bilan de seize corps ramassés du côté des éléments de Makanika et quatre Maï-Maï tués. Il y a aussi le déplacement massif de la population », a affirmé sous le couvert de l’anonymat un responsable de la société civile au site d’information Actualité.cd.

L’administrateur du territoire de Fizi, Aimé Kawaya Mutipula, a pour sa part fait état d’un bilan plus lourd, d’au moins 40 morts, alors que le calme semblait revenu jeudi.

« Il y a des morts de deux côtés mais aussi certains civils. Plus de 32 personnes ont été tués côté éléments Ngumino. Ces derniers ont aussi attaqué une base des Maï-Maï vers Lulenge faisant plus de neuf personnes tuées. Plusieurs habitants de Lulenge se sont déplacés fuyant ces affrontements », a-t-il déclaré au média en ligne 7sur7.cd.

Le conflit entre communautés vivant dans les territoires de Fizi, Uvira et Mwenga a repris l’an dernier. Il a fait 128 morts, victimes d’exécutions sommaires dont 21 femmes et sept enfants entre février 2019 et juin 2020, indiquait en août le Bureau conjoint des Nations unies pour les Droits de l’homme (Bcnudh). Plus de 110.000 personnes ont aussi été déplacées, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha).

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