RDC : le parlement dit « niet » au président Tshisekedi

RDC : le parlement dit « niet » au président Tshisekedi

La journée de ce mercredi 21 octobre, ressemble à la journée de tous les dangers et de tous les bras de fer en République démocratique du Congo.

Lundi soir 19 octobre, le président de la République Félix Tshisekedi annonçait sa volonté d’organiser coûte que coûte la prestation de serment des trois nouveaux membres du Conseil constitutionnel. Un programme détaillé du début de la journée était même diffusé sur plusieurs médias.

 

Un document qui a visiblement pris de court les responsables du parlement congolais qui ont mis quelques heures à réagir. Non pas pour annoncer qu’ils entendaient tout mettre en oeuvre pour l’organisation de cette journée très particulière mais bien pour rappeler le message qu’ils avaient déjà fait passer au président la semaine dernière.

Alexis Thambwe, le président du Sénat et le second personnage de l’Etat, et Jeanine Mabunda, la présidente de la Chambre des députés rappellent sur un ton assez « sec » la discussion du 13 octobre et rappellent donc qu’ils ne pourront organiser cette cérémonie, tout en se disant ouverts à la discussion. Seule certitude, la cérémonie ne pourra pas avoir lieu au Parlement et les présidents des assemblées ne pourront en aucun cas être partie prenante.

Nouveau défi de taille entre les deux institutions et défi qui s’étale cette fois sur la place publique.

Une publicité voulue par la présidence qui a voulu donner un maximum de publicité à l’annonce de la tenue de cette cérémonie de prestation de serment.

La tension est donc à son comble. Si Tshisekedi ne peut organiser la prestation de serment ce mercredi au parlement, il risque de perdre définitivement la face et de démontrer les limites – fussent-elles légales – de son pouvoir. S’il parvient à ses fins, ce sont non seulement les présidents des deux chambres qui seront désavoués, mais tout le pouvoir législatif qu’ils représentent.

Depuis des semaines, les techniciens du droit ont trituré dans tous les sens les textes légaux. Chaque camp a fait donner ses meilleurs spécialistes pour interpréter la loi et chaque camp se veut sûr de son bon droit et de respecter la Constitution congolaise. Aujourd’hui, mardi 20 octobre, à quelques heures de ce rendez-vous qui pourrait être crucial pour l’avenir de la coalition FCC-Cach et pour la survie des institutions congolaises, le bras de fer est maximal et personne ne veut céder.

Quelle que soit la conclusion de cette journée, la coalition FCC-Cach épouevra bien des difficultés à survivre.

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