RDC: un parti boycotte un forum sur la réforme électorale organisé par l’ULiège

RDC: un parti boycotte un forum sur la réforme électorale organisé par l’ULiège

Le parti congolais Alliance des Forces démocratiques du Congo (AFDC-A), dirigé par l’ancien ministre Modeste Bahati Lukwembo et membre de la coalition au pouvoir à Kinshasa, a annoncé samedi son refus de participer à un forum sur la réforme électorale organisé par l’Université de Liège (ULiège), sous la houlette du professeur Bob Kabamba. Dans une déclaration politique publiée à Kinshasa et citée par la radio onusienne Okapi, ce regroupement politique estime que ces assises sont « obscures » et sont les fruits d’un laboratoire politique bien identifié.

« Le regroupement politique (AFDC-A) constate fort malheureusement que certaines structures ou personnalités commencent à prendre des initiatives pour tirer la couverture de leurs côtés, en lieu et place d’un dialogue réellement inclusif qui vise l’intérêt du peuple et à réformer le système électoral », a déploré le rapporteur général de la conférence des présidents de l’AFDC-A, Remy Musungayi.

Un forum sur la réforme électorale en RDC – après les scrutins controversés du 30 décembre 2018 – doit s’ouvrir lundi à Kinshasa, à l’initiative de l’Université de Liège. Selon les organisateurs, ces assises auront lieu pendant sept jours, sous la direction du professeur Kabamba.

L’AFDC-A a souligné qu’elle ne participerait qu’à un forum ou dialogue « qui sera réellement inclusif, sincère et modéré par des personnalités intègres et neutres au seul service du peuple congolais ».

La coalition au pouvoir – qui regroupe la plateforme Cap pour le changement (Cach), soutenant le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et le Front commun pour le Congo (FCC, fidèle à l’ancien président Joseph Kabila Kabange – est empêtrée depuis des mois dans un projet de réforme de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), organisatrice des scrutins de fin 2018 et qui doit à nouveau organiser des élections générales en 2023.

Selon M. Musungayi, l’AFDC-A s’oppose à toute nomination ou proposition de candidats membres de la Céni « avant l’audit et les réformes » de cette commission.

Ce regroupement revendique 41 sièges (sur 500) à l’Assemblée nationale et treize au Sénat (sur cent).

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