RDC: l’ex-rébellion M23 dément son implication dans une attaque dans l’est

RDC: l’ex-rébellion M23 dément son implication dans une attaque dans l’est

Le groupe armé Mouvement du 23 mars (M23) a nié toute responsabilité dans l’attaque d’une position de l’armée congolaise ayant coûté la vie mercredi à trois soldats dans la province troublée du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Mercredi, la société civile et le Baromètre sécuritaire du Kivu (KST) avaient accusé des combattants du M23 d’avoir attaqué une position de l’armée congolaise dans le territoire de Rutshuru, au nord de Goma.

« Ce sont des informations fausses, il n’y a pas de combats entre les membres du M23 et les Fardc », a déclaré jeudi un porte-parole du mouvement, Elie Mutela, à un correspondant de l’AFP.

Le président du M23, Bertrand Bisimwa, a qualifié ces informations de « manipulation de l’opinion pour créer et entretenir un conflit imaginaire » sur Twitter.

Les Forces armées de la RDC (FARDC) n’ont pas communiqué sur cet accrochage.

Dans un communiqué daté du 17 juillet, le M23 avait déjà affirmé que « la majorité de nos ex-combattants (…) sont bel et bien en position inoffensive sur le sol congolais (…) où ils attendent impatiemment la mise en oeuvre des engagements de Nairobi ».

Dernière rébellion importante à dominante tutsi soutenue par le Rwanda et l’Ouganda dans l’est de la RDC, le M23 avait été défaite en novembre 2013 par l’armée congolaise, appuyée par les Casques bleus de la Mission de l’ONU (Monusco).

C’était après dix-huit mois de guérilla pendant lesquels le mouvement rebelle avait réussi à s’emparer du chef-lieu provincial, Goma, en novembre-décembre 2012.

Un accord avait été signé à Nairobi (Kenya), incluant la possibilité du rapatriement de la plupart des combattants de l’ex-rébellion depuis l’Ouganda et le Rwanda, en vue de leur réinsertion.

Le M23 a à nouveau fait parler de lui au premier trimestre de 2017, lorsque l’armée avait déclaré avoir tué 20 membres de l’ex-rébellion et perdu des soldats lors des combats.

En février 2019, les autorités ougandaises ont renvoyé 70 anciens membres du M23 en RDC, dans le cadre d’un accord de rapatriement volontaire conclu en 2013.

La partie orientale de la RDC est infestée depuis près de trois décennies par des dizaines de groupes armés d’importances diverses.

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