Enseignement supérieur: vers un cursus sur l’histoire de l’Afrique et le passé colonial belge

Enseignement supérieur: vers un cursus sur l’histoire de l’Afrique et le passé colonial belge

Le Parlement de la Fédération Wallnie-Bruxelles a pris en considération jeudi une proposition de résolution de la majorité PS-MR-Ecolo réclamant du gouvernement une réflexion sur le développement, dès les premières années de l’enseignement supérieur, d’un cursus relatif à l’histoire du continent africain et du passé colonial.

Le texte demande aussi à l’exécutif d’encourager les musées subventionnés concernés à contextualiser de manière critique les œuvres d’origine coloniale présentes dans leurs collections exposées. Il convient aussi de promouvoir et stimuler, notamment dans le secteur de la jeunesse, la réalisation d’activités culturelles liées à la thématique coloniale (films, lecture, écriture, théâtre, etc.), soulignent les signataires.

Les différentes assemblées du pays se saisissent ces dernières semaines de multiples thématiques liées au passé colonial belge, sur fond de manifestations contre le racisme et d’actions contre des représentations trop positives de ce passé.

Fin juin, à l’occasion du 60e anniversaire de l’indépendance du Congo, le roi Philippe a exprimé ses profonds regrets pour les actes de violence et les souffrances infligées dans ce pays sous Léopold II et durant la période coloniale. Pour la Première ministre Sophie Wilmès, l’heure est venue pour la Belgique d' »entamer un parcours de vérité et de mémoire ».

« Pour nos concitoyens afrodescendants mais aussi pour l’entièreté de notre Communauté française, il est temps de faire face à notre passé colonial et ses conséquences, pour un mieux vivre en commun, respectueux de toutes les diversités », a commenté le député francophone Kalvin Soiresse (Ecolo), primo-signataire de la résolution prise en considération.

« L’éducation est l’un des outils fondamentaux pour déconstruire les imaginaires coloniaux et aborder le passé colonial dans sa réalité et sa diversité. Il est essentiel que chaque enfant connaisse cette partie de l’histoire de son pays, comprenne les mécanismes à l’œuvre et leur impact sur les générations suivantes », souligne-t-il dans un communiqué. 

Que pensez-vous de cet article?

Derniers Articles

Journalistes

Dernières Vidéos