Centrafrique : Les casques bleus congolais rapatriés

Centrafrique : Les casques bleus congolais rapatriés

Environ 600 Casques bleus congolais déployés en Centrafrique vont être rapatriés après des accusations d’abus sexuels et de manquements, a annoncé l’ONU mercredi.

Le gouvernement du président congolais Denis Sassou Nguesso « a décidé de retirer » ses troupes déployées dans le cadre de la Minusca après que le chef militaire de cette mission onusienne s’est plaint du comportement du bataillon congolais, précise un communiqué de l’ONU.
L’examen par l’ONU des accusations d’exploitation sexuelle et d’abus « pointait vers un problème systémique de commandement et de contrôle » des Casques bleus congolais, poursuit le communiqué.
« Ces problèmes ont en outre été amplifiés par des questions liées à la préparation, la discipline générale, la maintenance de l’équipement du contingent et les capacités logistiques de ces troupes », selon l’ONU.
Un contingent plus restreint de policiers congolais continuera toutefois à participer à la mission de l’ONU en Centrafrique, précise l’organisation.
Les 629 Casques bleus déployés à Berberati (ouest), la troisième ville de Centrafrique, sont la seule contribution de Brazzaville aux à la force de maintien de la paix de l’ONU.
La décision de les rapatrier fait suite à un mémo du chef militaire de la Minusca, Balla Keita, dans lequel ce dernier estimait que le Congo devait améliorer la qualité de ses troupes sous peine de voir ses soldats renvoyés chez eux.
Le général sénégalais Balla Keita a ainsi signalé au siège de l’ONU avoir déjà envoyé cette année six lettres de blâme au commandant du contingent congolais concernant de présumés sévices sexuels, du trafic de carburant et un manque de discipline.
En 2016 déjà
L’an dernier, 120 soldats du même contingent congolais avaient déjà été rapatriés après des allégations d’abus sexuels et d’exploitation, qui ont fait au moins sept victimes dont six enfants.
Forte de 12.000 hommes, la Minusca est marquée par un flot continu d’allégations d’abus sexuels depuis les début en 2014 de cette mission censée aider le pays à retrouver la stabilité.
A son arrivée aux commandes des Nations unies en janvier, Antonio Guterres avait promis d’apporter une réponse ferme aux accusations d’abus sexuels.

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