RDC : « Il faut plus de tranparence dans le dossier des passeports »

RDC : « Il faut plus de tranparence dans le dossier des passeports »

Le gouvernement congolais, par l’entremise de sa ministre des Affaires étrangères, a donc annoncé la fin du contrat avec la société Semlex pour la fabrication des passeports biométriques congolais, souvent jugés comme les passeports les plus chers du monde.

La campagne « Le Congo n’est pas à vendre » (CNPAV), regroupant diverses organisation de défense des droits des Congolais et de lutte contre les inégalités comme Lucha, Filimbi, UNIS, CdC-Ituri, ODEP, OCIDC; CONGO NOUVEAU, RESSOURCE MATTERS, RECIC, OAERSE, PPLAAF, AFREWATCH, ne cache pas sa satisfaction face à la fin de ce marché. Mais il ne veut pas se contenter de cette annonce tombée in extremis par rapport à l’échéance du contrat entre les deux parties.

Le Congo n’est pas à vendre ne peut que constater que le gouvernement congolais est aujourd’hui dans l’incapacité de produire ces documents même s’il annonce que cette situation est transitoire.  « Une situation qui traduit de manière inquiétante la situation de la gouvernance aujourd’hui », selon le communiqué de la plate-forme.

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Dans la foulée, elle exige une fois encore plus de transparence du pouvoir dans le mécanisme mis en place pour désigner le nouvel opérateur mais aussi pour terminer le contrat avec Semlex . Il s’agit ici de rendre public le nom de la personne chargée du transfert du matériel à la partie congolaise dans les dix prochains jours, mais aussi la durée de cette période transitoire, le prix et l’affectation des recettes des passeports pendant cette période et la publication de l’évaluation du contrat passé avec Semlex.

Cette fameuse période transitoire dont parle la ministre des Affaires étrangères semble baigner dans un flou qui n’a rien d’artistique.

La plate-forme insiste ensuite sur la nécessité impérieuse de mettre en place une procédure sans tâche pour la désignation du nouvel opérateur. Elle réclame donc un véritable appel d’offres en bonne et due forme et, une fois encore, la transparence dans les futures tractations.

La fin du contrat avec la société belge Semlex n’est donc pas une fin en soi. La période de transition qui s’ouvre et les futures négociations pour trouver un nouvel opérateur seront au centre des préoccupation du « Congo n’est pas à vendre ».

Communiqué du Congo n’est pas à vendre 

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