Burundi: journalistes d’Iwacu: peines confirmées en appel

Burundi: journalistes d’Iwacu: peines confirmées en appel

La Cour d’appel de Ntahangwa (Bujumbura) a confirmé, vendredi, la condamnations de quatre journalistes d’Iwacu arrêtés en octobre 2019 alors qu’ils tentaient de faire un reportage, en province de Bubanza, sur une attaque de la rébellion Red-Tabara. Ils sont condamnés à deux ans et demi de prison et 500 euros d’amende. De nombreuses voix avaient demandé leur libération.

Iwacu est le dernier grand média indépendant du Burundi. Après la disparition d’un de ses journalistes, Jean Bigirimana, l’arrestation de quatre de ses confrères est vue par la Fédération internationale des ligues de défense des droits de l’Homme (FIDH) comme une tentative de faire taire le média. « Le message distillé par cette décision est très clair : n’essayez plus de couvrir les événements hostiles au régime et de vous rendre là où le régime ne vous a pas invité. Le Burundi vient d’inventer une sorte de « délit de reportage », a estimé la FIDH.

 https://afrique.lalibre.be/22089/burundi-deux-ans-sans-nouvelles-de-jean-bigirimana-journaliste-victime-dune-disparition-forcee/

Egide Harerimana, Christine Kamikazi, Terence Mpozenzi et Agnès Ndiribusa avaient dûment prévenu les autorités provinciales de leur arrivée pour un reportage. La cour d’appel à Bujumbura a néanmoins confirmé le jugement de première instance, émis à Bubanza, pour « tentative de complicité d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat ».

https://afrique.lalibre.be/43643/burundi-les-journalistes-doivent-appuyer-le-gouvernement/

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