Burundi: HRW dénonce le contexte de répression qui précède les élections

Burundi: HRW dénonce le contexte de répression qui précède les élections

Les autorités burundaises et les membres du parti présidentiel au pouvoir ont eu recours à la peur et à la répression contre l’opposition politique et les derniers médias et groupes indépendants à l’approche des élections générales dans le pays, a dénoncé lundi l’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW). L’impunité quasi totale prévaut pour les autorités locales, les forces de sécurité et les membres de la ligue des jeunes du parti au pouvoir, les Imbonerakure, alors que la campagne s’ouvre ce lundi 27 avril pour les élections devant commencer le 20 mai prochain, souligne HRW dans un communiqué.

Le pouvoir burundais a assuré que les élections auraient lieu malgré la confirmation le 31 mars des premiers cas de Covid-19 dans le pays. Le 7 avril, le porte-parole du président Pierre Nkurunziza a annoncé, en référence à la pandémie, que les élections se tiendront comme prévu car « (les Burundais sont) un peuple béni par Dieu ».

Les autorités de santé ont empêché des journalistes d’accéder à une conférence de presse sur le Covid-19, ce qui pourrait indiquer une tentative du gouvernement de dissimuler des informations sur la pandémie, selon HRW.

« Les violences et la répression sont le signe distinctif de la politique au Burundi depuis 2015, et tandis que les élections approchent et que la pandémie de Covid-19 se propage, les tensions montent », a déclaré le directeur pour l’Afrique centrale à Human Rights Watch, Lewis Mudge, cité par le communiqué.

Burundi: elections du 20 mai : « un potentiel élevé de violences », selon l’opposition

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