RDC: 6 morts dans des accrochages entre policiers et adeptes d’une secte dans le sud-ouest

RDC: 6 morts dans des accrochages entre policiers et adeptes d’une secte dans le sud-ouest

Six personnes, dont un policier, ont été tuées mercredi dans des accrochages entre la police et des adeptes de la secte politico-religieuse séparatiste Bundu Dia Kongo (BDM) dans une ville portuaire du sud-ouest de la République démocratique du Congo, a-t-on appris de source policière. « Le bilan provisoire de l’intervention de la police aujourd’hui (mercredi) est de six morts: quatre personnes innocentes et un policier lynché. Un membre de BDK a aussi perdu la vie », a déclaré le colonel Zébédée Kipanga, chef de la police de Boma (sud-ouest).

« La mission de la police était d’empêcher des adeptes du mouvement Bundu Dia Kongo de s’attaquer et de chasser des non-originaires de la province du Kongo central particulièrement de Boma », une ville située à 400 km de Kinshasa, a ajouté l’officier.

« Le calme est revenu après trois heures d’accrochages et la situation est sous contrôle en ce moment. Une réunion de sécurité vient de se tenir avec les autorités de la ville » de Boma, a-t-il indiqué.

La secte Bundu Dia Kongo se propose de reconstituer le royaume du Kongo tel qu’il existait au XVe siècle, avant la colonisation, de l’Angola au Gabon, avec son chef, l’ex-député Ne Muanda Nsemi, en chassant de leurs terres tous les non-originaires.

Ces accrochages meurtriers interviennent deux jours après des affrontements qui avaient fait quatre morts dans la cité de Kisantu à 130 km de Kinshasa sur la route qui mène vers le seul débouché maritime du pays, un axe indispensable pour l’import-export.

Le 30 mars à Kinshasa, plusieurs dizaines de ses partisans avaient bravé l’interdiction de rassemblement de plus de 20 personnes décidée par les autorités congolaises à cause de l’épidémie de COVID-19, perturbant la circulation sur une artère très fréquentée de la capitale congolaise. La police les avait dispersés à l’aide de gaz lacrymogène.

Ex-député, Ne Muanda Nsemi réclame le paiement de ses émoluments qui ont été gelés à cause de son emprisonnement et son entrée en clandestinité après son évasion en mai 2017.

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