Coronavirus: désinfection du centre névralgique de Kinshasa avant un congrès parlementaire

Coronavirus: désinfection du centre névralgique de Kinshasa avant un congrès parlementaire

Le siège du parlement congolais a été désinfecté lundi après la désinfection la veille de la commune huppée de la Gombe, épicentre de l’épidémie de coronavirus en République démocratique du Congo (RDC), afin de lutter contre la propagation de la maladie à Kinshasa, ont constaté des journalistes de l’AFP. Lundi matin, des agents en combinaisons blanches s’affairaient avec des pulvérisateurs et des fumigateurs à l’intérieur du palais du peuple, siège de l’Assemblée nationale et du Sénat appelés à se réunir en congrès dans les tout prochains jours.

Du 8 au 12 avril, « la direction de l’assainissement du ministère de l’Environnement avait aseptisé l’immeuble qui abrite plusieurs cabinets ministériels » à la Gombe, a déclaré un conseiller en communication de ce ministère, Blaise Zahinda, à l’AFP.

Simultanément, le gouverneur de Kinshasa, Gentiny Ngobila, a lancé dimanche l’opération de décontamination de la Gombe. A l’aide de jets d’eau, des sapeurs-pompiers arrosent les grandes artères « avec une solution chlorée dosée à 5% », a constaté un vidéaste de l’AFP.

« L’impact, c’est pour décontaminer les sécrétions, les saletés, là où il y a des gens qui touchent, qui peuvent contaminer des bâtiments, les entrées des bâtiments, ils peuvent cracher par-ci, par-là », a expliqué à l’AFP Jean Mbuyi, un sapeur-pompier rencontré sur le boulevard du 30 juin.

La convocation du parlement en congrès (Assemblée nationale et Sénat réunis) a toutefois suscité la polémique.

Ce congrès doit prendre acte de l' »état d’urgence » face à la pandémie de coronavirus décrété le 24 mars par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, selon l’Agence congolaise de presse (ACP, officielle), reçue lundi à Bruxelles.

Mais sa convocation tardive par les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, Jeanine Mabunda Lioko et Alexis Thambwe Mwamba, a suscité des critiques, notamment de la part d’un proche de M. Tshisekedi, Jean-Marc Kabund-A-Kabund. Le premier vice-président de l’Assemblée a souligné que le congrès n’a pas la qualité de légiférer, ajoutant que la convocation de cette session extraordinaire coûterait sept millions de dollars.

Siège des institutions, des grandes ambassades, de plusieurs banques et des grandes entreprises, la commune de la Gombe, considérée comme l’épicentre de l’épidémie de COVID-19 en RDC, est confinée depuis le 6 avril.

L’accès y est strictement filtré par des policiers et plusieurs barrières sont érigées soumettant au lavage obligatoire des mains et à la prise de température les rares passants porteurs d’un laissez-passer.

Depuis le début de l’épidémie déclarée le 10 mars en RDC, le pays a enregistré 235 cas confirmés de coronavirus avec 20 décès, d’après le dernier bilan officiel.

L’épidémie touche actuellement cinq provinces sur 26. La ville-province de Kinshasa vient en tête des contaminations avec 223 cas dont la majorité habite la commune de la Gombe.’article 144 de la constitution autorise et même fait obligation à l’Assemblée nationale et au Sénat de se réunir de plein droit une fois que le président de la République a proclamé l’état d’urgence. Ils sont appelés à prendre des textes des lois qui organisent les modalités de l’état d’urgence. En fait, transformer en loi toutes les décisions prises par le président de la République », dit Maître Hervé Diakiese dans une interview accordée à ACTUALITE.CD /.GGD​

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