Zimbabwe : Suspension des importations de maïs: le pays produirait assez

Zimbabwe : Suspension des importations de maïs:  le pays produirait assez

Les autorités du Zimbabwe ont décidé de suspendre leurs importations de maïs, assurant avoir réussi cette année, malgré la sécheresse persistante et après plusieurs saisons difficiles, à en produire suffisamment pour nourrir toute la population.

« Le gouvernement a arrêté d’émettre des permis d’importer des céréales il y a quatre mois et les importations de maïs ont été suspendues à nos frontières », a affirmé le vice-ministre de l’Agriculture Davis Marapira dans un entretien accordé mardi au quotidien d’Etat The Herald. Selon le journal, les céréaliers du pays devraient produire 2 millions de tonnes de maïs cette année, de quoi subvenir aux besoins de ses 16 millions d’habitants.

The Herald ajoute que le gouvernement est parvenu à mettre de côté 200 millions de dollars américains pour acheter du maïs à ses producteurs au prix subventionné de 390 dollars la tonne afin d’encourager la production locale. Le quotidien a toutefois mis en garde contre les risques d’accroissement des importations illégales au prix du marché -environ 160 dollar la tonne- pour profiter des subventions.

Désastreuse réforme agraire

Longtemps qualifié de « grenier à blé » de l’Afrique, le Zimbabwe a souffert ces dernières années de forts déficits de production de céréales qui l’ont contraint à recourir largement aux importations. Le pays s’est déclaré l’an dernier en état de « catastrophe naturelle » en raison d’une sécheresse qui frappe toute l’Afrique australe, dont les effets désastreux ont été encore accru par l’anomalie climatique El Nino.

Ses adversaires reprochent au président Robert Mugabe, qui règne d’une main de fer sur le pays depuis 1980, d’avoir détruit son agriculture en ordonnant, au début des années 2000, l’expropriation des fermiers blancs.

M. Mugabe, 93 ans, briguera un nouveau mandat à la tête du pays aux élections générales de 2018.

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