Coronavirus: mesures plus strictes en Centrafrique

Coronavirus: mesures plus strictes en Centrafrique

La Centrafrique a durci les mesures de prévention contre le coronavirus après l’annonce d’un premier cas de transmission locale dans ce pays classé parmi les plus pauvres au monde et ravagé par un conflit depuis 2013. La Centrafrique avait été jusqu’à mardi relativement épargné par l’épidémie, avec seulement quatre cas détectés, tous importés de l’étranger.

« Avec la détection du cinquième cas le 24 mars 2020, il y a lieu de craindre une transmission locale », a déclaré le chef de l’Etat Faustin Archange Touadera dans un communiqué reçu vendredi par l’AFP.

Les autorités s’inquiètent d’une éventuelle propagation dans un pays où la moitié de la population se trouve en état d’urgence alimentaire selon l’ONU, et ont annoncé de nouvelles mesures pour limiter l’épidémie.

Parmi elles, la suspension pendant 15 jours des entrées sur le territoire centrafricain des étrangers venant de « pays à transmission locale », à l’exception des diplomates et du personnel d’ONG.

Autres mesures, la fermeture des écoles de la crèche à l’université, ainsi qu’une restriction des mouvements de population entre Bangui et le reste du pays.

Cette dernière mesure paraît difficile à appliquer, les deux tiers du territoire national étant contrôlés par des groupes armés.

Mercredi, le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique centrale, François Louncény Fall, avait appelé à un cessez-le-feu entre les parties en conflit dans la région « afin de permettre la mise en oeuvre rapide et efficace des stratégies nationales de riposte ».

« Nous devons ensemble combattre, maintenant, ce fléau qui n’épargne ni les belligérants, ni les populations civiles ni les dirigeants politiques », avait-il ajouté.​

Que pensez-vous de cet article?

Soyez la première personne à évaluer cet article.

Derniers Articles

Journalistes

Dernières Vidéos