RD Congo: les demandes des patrons pour affronter la crise du coronavirus

RD Congo: les demandes des patrons pour affronter la crise du coronavirus

Par Marie-France Cros.

Le patronat congolais a fait connaitre cette semaine ses demandes au Premier ministre pour faire face à la crise économique entraînée par la pandémie du coronavirus. La Libre Afrique.be a pu en prendre connaissance.

La crise du coronavirus tombe sur le Congo alors que celui-ci était déjà en difficultés économiques. Ainsi,, en janvier et février 2020, les dépenses de l’état ont ateint 364 millions de dollars, dont 283 millions (soit 78%) consacrés au fonctionnement des institutions et aux salaires des foncitonnaires et employés de cabinets pléthoriques, aux émoluments trop élevés. Durant cette période, les rentrées ont plafonné à 260 millions de dollars, indiquait il y a peu le ministère congolais des Finances.

A long terme, la demande continuera

Dans une récente interview à Jeune Afrique, le nouveau président de la Chambre des Mines, Louis Watum, qui dirige depuis 2014 Kamoa, minière sino-canadienne, refusait de se pronconcer sur la baisse des cours – une affaire de « traderes », disait-il- due à la diminution de la demande chinosie, mais soulignait que, pour les minieers, prévalait la conviction qu’à long terme, la demande de cobalt et de cuivre suivrait une hausse, en raison du développement anticipé des véhicules électriques.

La crise actuelle inquiète cependant la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) qui a envoyé un memorandum au Premier ministre, Sylvestre Ilunga, ave ses propositions pour « limiter l’impact négatif de la pandémie ».

Des engagements et des demandes

Elle « s’engage à sensibiliser ses membres à ne pas se lancer dans des spéculations qui feraient monter les prix ; ne pas rationner les produits permettant de lutter contre le coronavirus ; « garantir l’approvisionnement du pays en produits de première nécessité » ; proposer à ses membres de payer anticipativement leurs obligations fiscales, pour aider l’Etat ; lancer un appel à la solidarité nationale pour soutenir la population.

En revanche, le patronat souhaite voir adopter par le gouvernement une série de mesures en faveur des entreprises.

Les exonérer de taxes et impôts sur les intrants pharmaceutiques et les équipements médicaux durant « au moions six mois » ;
Donner les moyens à la SNEL et à la Regideso d’assurer une fourniture continue de courant et d’eau pour les hôpitaux, les industries et les ménages au lieu du régime de « délestages » et coupures incessants en vigueur ;
Autoriser des reports de remboursements ;
Séquencer les paiements de certains impôts par les entreprises frappées par la crise du coronavirus, ainsi que « toutes les missions de contrôle fiscal, parafiscal et économique » ;
Suspendre la TVA sur l’importation des biens de première nécessité ;
Permettre des dérogations pour mettre le personnel en congé technique ;
Suspendre des contributions sociales salariales payées par les entrepreneurs,
Financer des campagnes agricoles pour relancer la production nationale ;
Appeler la Chine et la Russie à l’aide pour lutter contre le virus.

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