Brussels airlines, un des piliers de MWA

Brussels airlines, un des piliers de MWA

Interview de Philippe Saeys

Vice President Sales Africa chez Brussels Airlines pour le continent africain.

Brussels Airlines entretient depuis longtemps un lien privilégié avec le continent africain. Comment ce lien est-il né ?

C’est une relation qui existe depuis plus d’un siècle quasiment et qui est due au fait que la Belgique était un des premiers pays à établir un lien aérien avec l’Afrique. À l’époque, c’était le Congo belge, qui par la suite est devenu la RDC. Au-delà de la liaison Bruxelles-Kinshasa qui existe depuis près d’un siècle, la Belgique a continué à entretenir des contacts économiques avec beaucoup de pays africains. Et le prédécesseur de SN a poursuivi ce lien jusqu’à sa faillite. Nous avons ensuite repris le flambeau de la Sabena et nous nourrissons cette relation privilégiée que nous avons depuis toujours avec l’Afrique.

Comme vous venez de l’exprimer, vous étiez et vous restez une des principales compagnies aériennes à desservir l’Afrique. Par-delà les raisons historiques, pourquoi cet intérêt particulier pour le continent africain ?

C’est parce qu’il y a un lien très proche entre la Belgique et l’Afrique, mais aussi entre les Africains et la compagnie. Très souvent quand vous allez dans des pays africains, les gens vous disent que leur compagnie nationale, c’est la SN. Il en est de même par rapport à la gestion des crises que traverse l’Afrique : très souvent, SN reste présente au moment où tous les autres partent. Pendant les crises politiques, mais aussi les crises sanitaires; je pense notamment à Ebola. Quand l’épidémie a commencé il y maintenant 3 ans, tout lemonde est parti sauf SN. Cela crée un lien fort et important dont les Africains sont conscients. Je crois que ce lien est là, bien présent et qu’il se renforce d’année en année.

Quel est le niveau d’implantation de Brussels Airlines en Afrique ?

Brussels Airlines dessert 19 destinations. Le circuit commence avec l’Afrique subsaharienne en partant de Dakar, puis la Guinée jusqu’en Afrique de l’Est, le Rwanda, le Burundi, l’Ouganda.

Quels sont les grandes difficultés et les challenges auxquels vous êtes confrontés aujourd’hui en Afrique ?

Je crois qu’ils sont surtout d’ordre opérationnel et logistique. Cela concerne surtout les aéroports car beaucoup d’entre-eux sont vétustes. Quelques pays africains ont déjà investi dans un nouvel aérogare ou de nouvelles pistes, mais dans certains pays, nous opérons encore sur de vieux aéroports. Et cela crée des problèmes car quand il faut refaire ces pistes, il ne reste souvent qu’une seule piste praticable. Le second problème est relatif à la météo car certains pays d’Afrique subissent des vents tels que l’Harmattan, un vent du désert bien plus difficile à affronter que le brouillard ici en Belgique. Cela crée de vrais problèmes opérationnels.

Brussels Airlines supporte notre projet “Move With Africa” depuis son lancement, il y a maintenant 5 ans, qu’est ce qui a motivé votre décision ?

Si nous considérons que l’Afrique est notre seconde résidence, il est important que nous entreprenions des actions en faveur des Africains. Et donc tout projet qui tend à développer l’Afrique, à aider les gens qui y habitent mérite que nous tentions de le soutenir. Ce soutien peut consister en une aide logistique comme celle d’aider les “Mercy ships”. Ce sont des bateaux hôpitaux qui partent dans un port pendant 6 ou 7mois pour fournir gracieusement à la population qui en a besoin des interventions chirurgicales qui ne sont pas réalisables localement. En outre, nous avons créé la “bFoundation” qui aide un certain nombre d’ONG et de projets humanitaires développés en Afrique tels que des maternités ou des orphelinats, et qui est à l’initiative de la campagne Bike for Africa…

En plus du support à Move With Africa, votre compagnie a en effet créé cette fondation d’où émane “Bike for Africa”, l’un de ses projets les plus visibles et les plus importants. En quoi consiste-t-il ?

La campagne “Bike For Africa”, organisée tous les deux ans, mobilise plusieurs équipes de cyclistes au coeur de l’Afrique. Son objectif est de permettre à des personnes de vivre ensemble une belle aventure sportive et humaine en Afrique tout en aidant les Africains. Pour chaque édition, nous invitons ainsi des CEO de grosses sociétés belges ou européennes à sponsoriser l’opération. L’argent récolté est réinjecté dans un projet local. Ce fut, par exemple, une maternité pour l’édition en Ouganda. En plus des CEO, 40 employés de notre compagnie y participent car c’est aussi une manière de partager notre passion pour l’Afrique avec nos collègues.

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