RDC: un garde tué dans une réserve naturelle par un groupe armé

RDC: un garde tué dans une réserve naturelle par un groupe armé

Un garde du parc des Virunga, plus ancienne réserve naturelle d’Afrique en République démocratique du Congo (RDC), été tué mardi dans une embuscade tendue par un groupe armé, a annoncé mercredi l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN). L’embuscade a visé mardi des « gardes qui rentraient à leur base alors qu’ils étaient déployés pour sécuriser la construction » d’une clôture dans la province du Nord-Kivu, a indiqué l’ICCN. Un garde, âgé de 28 ans, a été tué dans cette « attaque perpétrée par des éléments appartenant à la mouvance des milices Maï-Maï », indique l’ICCN.

L’ICCN « condamne fermement cet acte qui pérennise la mouvance des groupes armés », selon le communiqué signé par son directeur général, Cosma Wilungula.

Des patrouilles des éco-gardes sont régulièrement la cible d’attaques des miliciens dans ce sanctuaire des gorilles de montagne.

Maï-Maï est un terme générique qui désigne des miliciens constitués sur une base communautaire et dont les actions vont de la défense des intérêts d’un groupe à la grande criminalité.

Depuis sa création, 176 gardes du parc ont été tués alors qu’ils assuraient leur mission de protection de l’environnement, selon un bilan de la direction du parc des Virunga établi en mars 2019. Depuis, au moins deux autres éco-gardes ont perdu la vie.

Située à la frontière avec le Rwanda et l’Ouganda, les Virunga s’étendent sur 7.800 km2 dans la province du Nord-Kivu, fief de plusieurs milices et groupes armés qui se livrent à tous les trafics.

Le parc, crée lors de la colonisation belge, avait été fermé au tourisme entre mai 2018 et début 2019 après la mort d’une éco-garde et l’enlèvement de deux touristes britanniques le 11 mai 2018 dans une embuscade tendue par des hommes armés. Les deux otages avaient été libérées deux jours plus tard.​

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