Côte d’Ivoire : C’est mal parti pour le sélectionneur Marc Wilmots

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  • 11 juin 2017
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Côte d’Ivoire : C’est mal parti pour le sélectionneur Marc Wilmots

Une défaite jamais vue par son ampleur aux Pays-Bas (0-5), une autre, inédite contre la Guinée (2-3) dans un stade où les Éléphants étaient invaincus : pour ses deux premières rencontres, Marc Wilmots, déjà surnomma « ville morte » par les supporters ivoiriens,  a écrit l’histoire de la sélection ivoirienne exactement dans le sens contraire qu’il le voulait.

Le sélectionneur pouvait difficilement connaître pires débuts et doit déjà faire face à de vives critiques dans un pays où le rapport à la sélection est fusionnel, avec tout ce que cela peut comporter comme excès.

Six jours après avoir explosé en vol à Rotterdam, ses hommes sont tombés à Bouaké en ouverture des éliminatoires de la Can dans un groupe où seul le premier sera assuré de se qualifier pour la phase finale au Cameroun. Ils ont pourtant mené deux fois au score grâce à un doublé de Seydou Doumbia (13e et 62e) que Wilmots a convaincu de revenir en sélection.

Mais les mêmes causes ont produit d’un match à l’autre les mêmes effets, entre un gardien, Sylvain Gbohouo, à la dérive sur le premier but guinéen de Sadio Diallo (39e) et une défense beaucoup trop facilement dépassée par Aboubakar Sadio (65e) et Naby Keita (69e).

“Je sais que le peuple demande beaucoup. Son équipe est en totale reconstruction avec des jeunes joueurs. Alors, je vais demander un peu de patience. On rebâtit l’équipe”, a rappelé Wilmots. “Dans la volonté, on doit encore faire plus et donner plus. On a perdu une bataille, on n’a pas perdu la guerre. Il nous reste encore cinq matches. Si la Guinée a gagné ici, nous pouvons aussi gagner chez eux.”

Derrière ce discours combatif, les Ivoiriens se retrouvent déjà face à l’urgence et la mission de Marc Wilmots s’annonce compliquée. En guise d’adaptation, le sélectionneur, qui n’a eu cesse de rappeler “ne pas être un faiseur de miracles mais un travailleur”, a dû gérer l’épisode du capitanat (voir par ailleurs). Ses choix d’opter pour des binationaux et de se couper un peu des locaux tendent aussi à l’isoler de l’opinion publique. Et les prochaines semaines s’annoncent déterminantes pour le sélectionneur qui espère pouvoir convaincre Yaya Touré de revenir sur sa retraite internationale.

“Je ne mets une croix sur personne, Yaya Touré voulait se concentrer sur sa fin de saison, il est maintenant situé sur la suite de sa carrière avec son club. La sélection n’est fermée à personne”, avait indiqué le sélectionneur avant la rencontre où il a dû composer avec les absences majeures derrière de Lamine Koné (Sunderland) et Joris Gnagnon (Rennes), au milieu de Serey Dié (Bâle) et Seko Fofana (Udinese) et devant de Wilfried Zaha (Crystal Palace) et Salomon Kalou (Hertha Berlin).

Autant d’éléments qu’il espère récupérer pour la double confrontation contre le Gabon le 28 août et le 2 septembre prochains qui s’annonce déterminante dans le groupe C des éliminatoires au Mondial où les Éléphants comptent quatre points après deux journées contre deux au Gabon et au Maroc et un au Mali. Deux rencontres cruciales pour l’avenir de Marc Wilmots à la tête des Éléphants.

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