Un créateur nigerian ouvre Paris Fashion week, réduite à cause du coronavirus

Un créateur nigerian ouvre Paris Fashion week, réduite à cause du coronavirus

Le Nigerian Kenneth Ize, l’un des quatre nouveaux stylistes à la conquête de la capitale de la mode internationale, défilera lundi à l’ouverture de Paris Fashion week marquée par l’absence de plusieurs maisons chinoises en raison du nouveau coronavirus. Après New York, Londres et Milan, Paris clôture les semaines du prêt-à-porter femme automne-hiver avec 70 défilés sur neuf jours, légèrement moins nombreux par rapport aux Fashion weeks précédentes.

Deux marques chinoises du calendrier officiel parisien, Shiatzy Chen et Jarel Zhang qui devaient présenter leurs collections respectivement les 2 et 3 mars ont annulé leur défilés en raisons de la propagation de l’épidémie de Covid-19. Chanel a de son côté annoncé le report d’un défilé prévu en mai à Pékin, à cause du nouveau coronavirus apparu en décembre en Chine et qui a fait plus de 2.600 morts, en s’appuyant « sur la situation actuelle et en prenant en compte les recommandations des autorités chinoises ».

Aso oke revisité

Fidèle à sa réputation de capitale de la mode internationale et terre d’accueil de jeunes talents, la semaine parisienne s’ouvre cette saison à quatre nouvelles marques: celles basées en France Coperni et Gauchère, la Japonaise Noir Kei Ninomiya et Nigériane du styliste Kenneth Ize.

La Fédération de la haute couture et de la mode française met par ailleurs en place le showroom Sphere qui rassemble les marques sélectionnées pour leur créativité et leur potentiel du développement pour les accompagner en amont des sessions de vente ainsi que pour le financement, la formation et le soutien logistique.

Soutenu par ce dispositif, le Nigerian Kenneth Ize, finaliste en 2019 du prestigieux prix LVMH et qui a vu défiler pour sa marque Naomi Campbell, devenue cliente, fera son baptême de feu parisien lundi à 19H00.

Originaire de Lagos et diplômé de l’Université des arts appliqués de Vienne où il a grandi, il puise dans le patrimoine textile de son pays et utilise Aso oke, tissu créé par le peuple Yoruba d’Afrique de l’Ouest pour des coupes contemporaines.

« Nous ravivons, réinterprétons et donnons un nouveau contexte aux techniques artisanales qui ont promu l’identité ouest-africaine », a-t-il déclaré au New York Times en mai 2019.

Nouveau créateur pour Kenzo

Coperni, marque en vogue des Parisiennes, défilera mardi, de façon classique. La saison précédente, Sébastien Meyer et Arnaud Vaillant, le duo à la tête de la maison, avaient dévoilé leur collection dans l’Apple Store des Champs-Élysées, dans une vidéo en expliquant aux invités les tissus et les aspects technologie, chose très rare dans le prêt-à-porter.

Le Japonais Kei Ninomiya, réputé par des formes structurales et influencé par le style conceptuel de Rei Kawakubo, avec qui il a travaillé, défilera samedi. Gauchère, marque de la créatrice allemande Marie-Christine Statz qui fait des vêtements bien coupés et très portables, est attendue le 3 mars, au dernier jour de la Fashion week après Chanel.

Le défilé Kenzo mercredi est particulièrement attendu puisqu’il s’agira de la première collection femmes imaginée par le Portugais Felipe Oliveira Baptista après le départ du duo de créateurs californiens Carol Lim et Humberto Leon.

La maison française Courrèges sera en revanche absente cette fois après le départ de sa créatrice allemande Yolande Zobel.​

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