RDC: le dossier du nucléaire congolais refait surface

RDC: le dossier du nucléaire congolais refait surface

Le gouvernement congolais a autorisé le redémarrage en République démocratique du Congo du premier réacteur nucléaire installé en Afrique subsaharienne, à l’arrêt depuis 1994, selon un compte-rendu du conseil des ministres parvenu à l’AFP vendredi. « Le Conseil a donné son accord pour le redémarrage du réacteur Trico II », lit-on dans le compte-rendu du conseil qui s’est tenu jeudi.

Ce réacteur expérimental du Centre régional de recherche nucléaire de Kinshasa (CREN-K) est installé près de l’université dans la capitale congolaise.

Le CREN-K a en théorie pour mission de mener des recherches médicales, biologiques, génétiques et industrielles.

Le conseil des ministres a aussi « autorisé le ministre de la Recherche scientifique à aller faire part de la position de la RDC » à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) au cours d’une réunion à Vienne « au courant de ce mois de février 2020 ».

Ce réacteur a été installé en mars 1973 mais ne fonctionne plus depuis 1994, faute de moyens.

La quantité d’uranium ou de déchets fissiles que le centre conserve est un « secret d’État », avait déclaré en 2017 à l’AFP le directeur du Cren-K, Vincent Lukanda, en concédant simplement que « c’est très dangereux ».

En 2007, des barres d’uranium y avaient été volées, provoquant l’inquiétude de la communauté internationale au sujet d’un possible détournement à des fins militaires.

Le réacteur est de plus installé sur une colline gagnée par l’érosion, avec des risques de glissements de terrain qui inquiètent les autorités universitaires.

L’AIEA effectuent, à intervalles réguliers, des missions de contrôle sur la quantité d’uranium stockée ainsi que sur les déchets fissiles entreposés dans l’enceinte.​

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