Mauritanie: inquiétude d’Amnesty après l’interpellation de 14 militants des droits humains

Mauritanie: inquiétude d’Amnesty après l’interpellation de 14 militants des droits humains

L’ONG Amnesty International s’est dit mercredi « extrêmement préoccupée » par l’interpellation en Mauritanie de 14 défenseurs des droits humains, dont deux célèbres féministes, accusés de porter préjudice à l’unité nationale et au caractère religieux de cette république islamique d’Afrique de l’Ouest. Une source judiciaire à Nouakchott a confirmé à l’AFP l’arrestation la semaine dernière de 14 personnes, dont quatre ont été remises en liberté mais restent poursuivies.

Lors d’une audience mardi devant un tribunal de Nouakchott, le procureur a renvoyé leur dossier à la sûreté de l’Etat, chargée de « clarifier et d’approfondir certains aspects de l’enquête ».

Parmi les personnes arrêtées, figurent des membres de l’Alliance pour la refondation de l’Etat mauritanien (Arem), un mouvement crée en début d’année à Paris dont le manifeste fondateur prône un « divorce avec les vieilles pratiques de mauvaise gouvernance, d’injustice et d’impunité ».

L’affaire concerne en fait deux dossiers distincts, a indiqué une source judiciaire mauritanienne. Dans le premier, « trois personnes ont été prises en flagrant délit de distribution de copies de la Bible ».

Dans le second volet, l’audience de mardi a surtout porté sur la laïcité que prôneraient les militants de l’Arem, dont les activités sont « soupçonnées de porter préjudice à l’unité nationale, à la cohésion sociale, et à la religion, alors que la Mauritanie est une république islamique », selon la même source.​

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