RDC : Une tonne d’héroïne saisie sur un navire congolais

RDC : Une tonne d’héroïne saisie sur un navire congolais

Les forces de sécurité turques ont arraisonné un navire qui battait pavillon congolais (RDC), le Commander Tide, avec 9 membres d’équipage à bord.

Le navire, qui croisait dans les eaux internationales, aux larges des eaux turques, dissimulait dans des compartiments secrets plus d’une tonne d’héroïne (1.071 kilos, très précisément, pour une valeur estimée à 57 millions de dollars), ce qui représente une des plus importantes prises des forces de sécurité turques.

L’opération a été lancée après que la police anti-drogue turque ait reçu un « tuyau » sur le navire Commander Tide et sa précieuse cargaison, ont expliqué les autorités turques sans plus de détails.

Les forces navales turques, les garde-côtes et les forces spéciales de la province de Mersin ont opére de concert, le 2 juin, de nuit, pour mettre la main sur 40 sacs, contenant un peu plus d’une tonne d’héroïne.

Les neuf membres d’équipages, dont on ignore la nationalité et l’identité, ont été transportés et emprisonnés dans la base navale de Marmaris, au sud-ouest de la Turquie.

La Turquie a la réputation d’être une des principales routes de la drogue entre l’Afghanistan et l’Europe.

Intérêt européen et américain

Cette prise a suscité l’intérêt des services anti-drogue européens et américains qui tentent de comprendre qui peut être derrière cette cargaison.

« Une des pistes, serait que la mafia a affrété  ce navire et  lui a collé un drapeau de la République démocratique du Congo, sachant que ce pays serait incapable, vu sa situation générale, de revendiquer quoi que ce soit », explique à Lalibre afrique.be un enquêteur roué à ce type de « négoces ». « L’autre piste, qui retient ma préférence, serait celle d’une association entre le mafia et certains cercles de pouvoir en République démocratique du Congo. La mafia et la drogue, ce sont deux canaux finalemen classiques pour faire sortir du cash d’un pays ».

Les sanctions américaines et européennes qui frappent la RDC compliquent largement la circulation des billets verts. « Dans ce contexte, il est assez courant que des régimes aux abois nouent des alliances dangereuses avec certaines mafias pour lessiver les tonnes de cash qui dorment chez eux », poursuit notre enquêteur qui rappelle : « Souvenez-vous, à la fin de Mobutu, certains généraux zaïrois avaient donné dans ce genre de business, aussi rémunérateur que dangereux », explique encore notre enquêteur.

Les noms des talibans et de l’Etat islamique sont cités. « Quand vous parlez aujourd’hui de drogue et de trafic de drogue dans cette région du monde, ces deux « enseignes » apparaissent naturellement. Mais gare si vous vous faites épingler. Collaborer avec ces mouvements est suicidaire« , conclut notre spécialiste, non sans un autre rappel « historique ». Le parallèle avec « la Serbie des années 90 qui a soutenu à bout de bras le trafic de drogue vers l’Europe de l’ouest car ce business juteux était la seule manière pour Belgrade de fnancer sa guerre alors que le pays était sous embargo… »

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