RDC: un nouveau « commandant de la force » des Casques bleus de la Monusco

RDC: un nouveau « commandant de la force » des Casques bleus de la Monusco

Un officier brésilien, le lieutenant général Ricardo Augusto Ferreira Costa Neves, a pris ses fonctions comme commandant des Casques bleus de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco), a annoncé la force onusienne sur son site internet. Sa prise de fonction a eu lieu mardi lors d’une cérémonie militaire organisée au quartier général de la Monusco à Goma, le chef-lieu de la province du Nord-Kivu (est de la RDC).

Il succède à un de ses compatriotes, le lieutenant-général Elias Rodrigues Martins Filho, qui a terminé sa mission le 31 octobre 2019.

Le nouveau « Force Commander » de la Monusco avait été nommé le 3 décembre dernier par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

Directeur de l’évaluation et de la promotion au commandement de l’armée brésilienne au moment de sa nomination, le lieutenant-général Costa Neves a à son actif une carrière militaire de plus de trente ans au sein des forces armées brésiliennes, notamment en tant que commandant de l’académie militaire, où il était responsable la formation et l’éducation des jeunes officiers.

Plus tôt dans sa carrière, il a commandé la 17e brigade d’infanterie de jungle (2015-2017) et la 62e brigade d’infanterie (2008-2010).

Le lieutenant-général Costa Neves a également une expérience dans le maintien de la paix, ayant été observateur militaire au sein de la Mission de vérification des Nations unies en Angola (UNAVEM) III de 1995 à 1996.

Le Conseil de sécurité de l’ONU avait prolongé le 19 décembre d’un an de la Monusco, tout en réduisant légèrement ses effectifs militaires mais en augmentant le nombre de ses policiers.

Le Conseil de sécurité avait décidé d’abaisser le plafond du déploiement maximum autorisé qui était de 16.875 Casques bleus à 14.660. La composante police de la mission de l’ONU doit temporairement gagner 360 personnes supplémentaires.

Dans sa résolution 2502, le Conseil de sécurité a « invité le secrétariat (de l’ONU) à étudier une future réduction du nombre de militaires de la Monusco déployés en fonction de l’évolution de la situation sur le terrain, notamment dans les régions où la menace posée par des groupes armés n’est plus significative ». Il se bornait à « prendre note de l’étude stratégique indépendante » réalisée récemment et prévoyant « un minimum absolu de trois ans » pour un futur retrait de la Monusco.​

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