RSF dénonce l’absence de mesures de protection des médias engagés dans la lutte anti-Ebola

RSF dénonce l’absence de mesures de protection des médias engagés dans la lutte anti-Ebola

Une radio locale engagée dans la diffusion de messages anti-Ebola a été attaquée dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a indiqué mardi l’association Reporters sans frontières (RSF) qui demande la protection des autorités. Les installations de la radio Amkeni, qui émet à Biakato dans la province de l’Ituri (nord-est), ont été incendiées dans la nuit du 21 au 22 janvier, d’après l’ONG de défense de la presse. « Le générateur électrique de la station a été détruit et une partie des locaux réduite en cendres », a précisé RSF.

« Les menaces continuent et nous n’avons reçu aucun soutien », a déploré son directeur, Parfait Katoto, cité par RSF.

Les autorités, les Nations unies et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) « ont le devoir d’assurer la sécurité des journalistes et médias menacés et de soutenir ceux qui se sont fait attaquer », a jugé l’ONG.

Le 2 novembre, un journaliste pour la radio communautaire de Lwemba (Ituri), Papy Mahamba Mumbere, a été assassiné quelques heures après avoir animé une émission sur la riposte contre Ebola.

Au total 2.240 personnes sont mortes dans l’épidémie de fièvre hémorragique depuis août 2018, dans la province du Nord-Kivu et marginalement en Ituri.

Les activités de riposte contre la maladie sont régulièrement perturbées en raison de l’insécurité due à des violences armées dans ces deux provinces, mais aussi par la résistance d’une partie des populations locales (déni de la maladie, refus de la vaccination, de l’hospitalisation des proches contaminés, des enterrements sécurisés…).​

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