5ème édition du festival Congolisation: rencontre avec Pitcho Womba Konga

5ème édition du festival Congolisation: rencontre avec Pitcho Womba Konga

La cinquième édition du festival Congolisation commence ce jeudi 16 Janvier au KVS à Bruxelles avec, au programme, divers artistes africains tels que Alesh, Nix, Nadia Rose, Dope Saint Jude ou encore Moya Michael jusqu’à la journée de clôture ce dimanche 19 Janvier à l’Africa Museum.


Pitcho Womba Konga est rappeur, producteur et acteur. Belge, d’origine congolaise, il est arrivé en Belgique dans les années 80 avec son père qui a fui le régime totalitaire de Mobutu. Éloigné de ses racines, Pitcho trouve refuge dans l’écriture et la culture hip-hop qui lui permettent de s’exprimer. Acteur et producteur de plusieurs spectacles, il est aussi l’organisateur de ce festival multidisciplinaire qui a comme vocation de mettre en relief la diversité artistique de la diaspora congolaise et africaine dans le paysage culturel belge. La Libre Afrique l’a rencontré pour connaître la genèse de ce festival.

LLA : Comment et pourquoi avez-vous eu envie de créer ce festival ?

En 2014, on a créé une édition 0 du festival Congolisation à l’Horloge du Sud à Bruxelles pour réfléchir à la situation de la diaspora africaine qui n’avait pratiquement pas d’espace de parole ou de visibilité dans l’espace urbain bruxellois. Moi-même et d’autres membres de cette diaspora nous observions en effet qu’à chaque fois que l’un de nous prenait la parole, on nous reliait à nos pays d’origine ou on nous abordait dans un contexte social et non culturel. J’ai voulu créer des espaces pour que les gens de la diaspora, quelle qu’elle soit, mais surtout africaine, puisse se retrouver, proposer leur travail et échanger.

Pitcho Womba Konga © Danny Willems / KVS

LLA : Cette édition a comme thème « Liens et racines ». Pourquoi ce thème et comment s’exprime-t-il dans le choix des artistes et de la programmation ?

Le thème est à mettre en lien avec les 60 ans des indépendances de plusieurs pays d’Afrique centrale. Je trouvais intéressant de voir comment cette diaspora entretenait des liens avec ses racines. Il faut dire que beaucoup de gens qui sont nés ici, de première, deuxième, parfois même de troisième génération, continuent à avoir des liens avec leur pays d’origine. Pour moi il me semble très clair qu’il existe un lien indélébile entre la Belgique et le Congo.
Pour cette 5ème édition, le festival s’engage pour la première fois dans une version un peu plus élargie. On fait venir des artistes de pays africains comme le Sénégal avec Nix ou encore Alesh qui vient du Congo. On a voulu aussi questionner d’autres diasporas comme la diaspora anglophone avec Nadia Rose et Dope Saint Jude qui vivent toutes les deux à Londres. L’idée est que nous faisons tous partie de cette diaspora, que l’on a tous un lien avec l’Afrique même s’il diffère en fonction du pays où l’on a grandi.

LLA : A quoi faites-vous référence lorsque vous parlez de « décolonisation de l’esprit » et quelle est pour vous, une application journalière de ce type de concept ?

Le festival Congolisation vise à permettre à des personnes issues de la diaspora de raconter leur histoire telle qu’elles la ressentent et non telle qu’elle est racontée par d’autres à leur place. Via ce festival, on occupe l’espace, on prend la parole et on raconte nous-même. Pour moi c’est ça, la décolonisation de l’esprit. Elle est basée sur le fait qu’il n’y pas une vérité mais qu’il y en a plusieurs et qu’il faut pourvoir les mettre sur la table pour permettre à chacun de se questionner en ayant différents éléments de réponse. Pendant mon adolescence, j’entendais qu’on parlait des Congolais, qu’on parlait de l’Afrique sans aucune nuance entre l’Afrique et le Congo. Lorsqu’on demande à quelqu’un s’il parle l’africain et bien j’ai envie de répondre que je ne demande pas aux européens s’ils parlent l’européen. A l’époque il n’y avait pas d’espace pour aborder toutes ces problématiques et aujourd’hui ce festival propose tous ces questionnements encore trop souvent absents car effrayants pour certains.

Le rappeur et slammeur engagé Alesh, né à Kisangani, au Congo, est fasciné par la musique depuis l’enfance. À quinze ans, il découvre qu’il peut faire des miracles avec un micro et un podium. Dès lors, tout s’accélère et aujourd’hui, Alesh incarne la voix d’une génération africaine consciente.

LLA : Le musée de Tervuren, aujourd’hui appelé Africa Museum, a fait peau neuve récemment. Certaines déceptions ont été formulées concernant la nouvelle disposition des lieux supposée présenter un regard neuf sur la colonisation. Ce dimanche 19 Janvier, le collectif « The Revolutionary » viendra s’y produire dans le cadre du festival. Pourquoi le choix de ce partenaire et de ce lieu pour cet évènement ?

Ça fait plus de dix ans que je travaille avec le Musée royal de Tervuren. Il faut savoir que même dans les structures qui paraissent un peu rigides il y a de la résistance. Malheureusement le musée, c’est comme un vieux dinosaure. C’est difficile de le faire bouger évidemment mais je veux faire partie de ceux qui ont essayé de le faire bouger pour la simple et bonne raison que, qu’on le veuille ou non, mon histoire se trouve aussi là-bas.

Quand j’étais jeune je n’aimais pas ce musée, j’en avais peur, j’en avais une détestation absolue. Parce que le souvenir que j’en avais, c’était celui d’une visite en primaire où l’on nous a présenté « l’Afrique » comme sauvage. En grandissant, j’ai compris qu’il y avait quelque chose de figé, quelque chose du passé qu’il fallait accepter. Pour en faire quelque chose d’intéressant il fallait que j’aille me l’approprier. Il fallait que je l’affronte, que j’aille sur place voir ce qu’il y avait dedans afin de le prendre et de le transformer. Il faut dire que je n’attendais rien de ce musée. Je savais que les transformations allaient être majoritairement architecturales. Fondamentalement, ce musée est un musée colonial. Aujourd’hui on est dans le questionnement général de savoir s’il faut-il effacer totalement le passé colonial. Moi je ne pense pas qu’il faille l’effacer puisque cela a existé. Il faut montrer ses aberrations et, parallèlement à ça, il faut créer un autre musée qui parle de l’autre point de vue, de l’autre regard. Et ça, ça doit se faire ailleurs. Il n’est pas sans intérêt de remarquer que le musée de Tervuren est excentré de Bruxelles. Si on a vraiment envie de redonner une place à ce que le Congo, ses richesses et sa population, ont apporté à la Belgique, et à Bruxelles en particulier, ça serait plus intéressant d’avoir un musée au centre-ville.

LLA : En dehors du secteur culturel qui semble être votre canal de changement, quels autres canaux pourraient constituer des leviers pour un changement des mentalités ?

L’éducation, c’est évident. Je rencontre beaucoup de gens qui me disent « Moi à l’école les seules fois où on parlait du Congo c’était une heure ou deux ». Je trouve ça complètement hallucinant surtout quand on connait l’apport du sol congolais par rapport à la Belgique. Je trouve qu’il devrait y avoir des cours sur l’histoire des migrations belges. Cela permettrait à certains de comprendre que la ville n’est pas quelque chose de fixe. Construire une ville ou même un pays c’est du mouvement constant et il ne faut pas en avoir peur. Beaucoup ont peur d’être dépassés, noyés, oubliés ou encore confondus alors que la plupart des choses qui arrivent sont positives.

Il y a aussi un travail à faire par rapport aux prises de décisions des politiques. On voit que du côté flamand on louvoie entre le Vlaams Belang et la NVA. Du coup, on se permet de faire des coupures dans le budget culturel et on sait très bien que les budgets qui vont le plus en souffrir seront les budgets liés aux cultures des minorités. Or, il faut se rendre compte que ce qu’on apporte nous, c’est surtout du plus et non pas du moins.

Pour sa cinquième édition CONGOLISATION offre à la chorégraphe, danseuse et visage du KVS Moya Michael une carte blanche. Avec cette carte blanche elle propose une soirée en 3 parties. © Danny Willems / KVS

LLA : Pensez-vous qu’il existe encore des liens importants à préserver, entretenir ou même créer entre le secteur culturel en RDC et en Belgique ?

Je pense que c’est nécessaire et ça a toujours été le cas. Qu’on le veuille ou non, l’histoire des deux pays est liée. Ce qui est intéressant c’est de voir comment la France développe cela beaucoup plus que la Belgique. Ici des choses se font mais à des niveaux assez restreints alors que quand ça se fait à d’autres niveaux on arrive à des choses spectaculaires. Je pense à « Requiem pour elle » et « Coup fatal ». On parle de 25 musiciens qui viennent majoritairement du Congo qui font une tournée internationale. Cela signifie ce que ça signifie : il y a un vrai potentiel au Congo.  Je trouve que la culture congolaise c’est la même chose que la matière de son sol. La matière brute est là mais il faut toujours la tailler et malheureusement cela se fait majoritairement à l’extérieur. Une fois taillée à l’extérieur les bénéfices ne reviennent pas au pays. Et pour la culture c’est exactement la même chose. Les gens sont des talents bruts, mais dès qu’une structure extérieure s’en rend compte et met la main dessus, les artistes font le tour du monde et le pays n’en bénéficie pas. Il faut dire que le pays n’a aucune vision culturelle. Le Congo a une vision assez restreinte de sa propre culture, limitée à la Rumba congolaise ou au théâtre de chez nous par exemple.

LLA : justement, comment percevez-vous la situation des arts et des artistes en RDC ?

J’y étais en novembre et il y a énormément de choses artistiques magnifiques. J’ai pu voir des performeurs comme l’homme-canette. Je les ai vu à la maison de Papa Wemba. Quand je suis arrivé il y avait le réalisateur belge de « Kinshasa Kids », Marc-Henri Wajnberg, qui faisait un documentaire sur eux. C’est effarant et en même temps ça veut dire ce que ça veut dire : personne du gouvernement ne va faire quelque chose pour soutenir ces artistes et pourtant ces mecs font des clips, ils sont dans des clips de gros artistes de rap français, ils sont invités dans des biennales artistiques, etc. Il y a quelque chose à faire mais rien en se passe au niveau des politiques culturelles.

Il suffit de voir aussi le musée qui a ouvert à Kinshasa, le MNRDC. Pour moi c’était d’une tristesse énorme. Il y avait à peine quelques pièces et au bout de dix minutes on nous a chassé parce que les guides n’étaient pas prêts et qu’ils n’étaient pas encore formés. Au-delà de ça, je me suis demandé comment il était possible de faire un musée sur le Congo dans un bâtiment coréen avec tout ce qu’il y a de plus coréen dans le style. Pour moi tout cela montre que ça n’a pas été réfléchi. Ça a été fait pour le prestige plus qu’autre chose. Je pense que les politiciens n’ont pas envie de prendre le risque de dire que certaines choses doivent être faites au fur et à mesure. Du coup, ils mentent au peuple et ils font les choses à la va-vite en sachant pertinemment qu’ils les font mal.

Eddy Ape est un artiste bruxellois d’origine congolaise. Il crée son propre univers musical, inspiré de la variété française, de sonorités futur beats et néo-soul. En février 2019, il a lancé son dernier projet en date, EKANY.

LLA : Dans le cadre du festival j’ai vu qu’un débat aura lieu sur la thématique d’une maison africaine à Bruxelles. Qu’en pensez-vous ?

Pour moi, c’est nécessaire pour la simple et bonne raison que c’est un espace qui permettrait aux diasporas de se retrouver. Il y a beaucoup de réflexions qui se font autour de la question de la colonisation, de la décolonisation et même autour de la communauté LGBT black, du féminisme black, etc… Pour l’instant il n’y a pas vraiment d’espace pour accueillir ces questions-là. Le rêve de Congolisation, comme déjà mentionné, vient de ça. Si on crée cette maison africaine alors le festival n’aurait plus de raison d’exister. Il faut créer un espace pour que la parole de toute la diaspora africaine puisse s’exprimer et qu’on arrête de considérer La parole est la première étape pour relier les gens d’où la nécessité de créer une maison africaine au même titre que le fut l’espace MAGH, focalisé sur le Maghreb qui n’a pas suscité autant de questionnements. Il est intéressant de se demander pourquoi c’est plus compliqué pour la maison africaine. Les politiques ont-ils réellement envie que cela existe ? Et qui va porter le projet ? Qui va prendre la gestion de tout ça et subir les critiques diverses ?

LLA : Le festival se focalise sur la RDC et mentionne l’intérêt pour l’Africain en général. Comment expliquez-vous aujourd’hui la séparation fréquente entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne lorsqu’on évoque l’art africain ? Est-ce que vous faites particulièrement la différence entre les deux ?

Moi je ne fais pas de distinction entre les deux. Dans l’esprit commun des gens, quand on se demande ce qu’est l’Afrique on pense tout de suite à l’Afrique noire. On ne parle pas de la Tunisie, de l’Algérie ou du Maroc. Peut-être que c’est lié aux colonisations qui étaient relativement différentes et que cela reste cloisonné dans l’esprit des gens. Quand on parle de l’Afrique on parle de tout l’imaginaire qui va avec, c’est-à-dire la misère, la guerre, la faim, les maladies. Dans le secteur culturel et de l’éducation, il faut se dire que chaque pays a ses particularités même s’ils font partie de l’Afrique. Je connais beaucoup de Marocains qui me disent « Je suis Marocain mais je suis aussi Africain » et c’est la démarche à faire. Mais ça prend du temps et c’est toujours très fort lié, à comme le dirait Baldwin, au marqueur de peau. La couleur est un marqueur et qu’on le veuille ou non elle est là. Maintenant on est dans une tendance qui suppose que pour lutter contre le racisme il faut faire abstraction du marqueur. Mais c’est impossible puisqu’il est là. Physiquement il y a une différence et il faut la prendre en considération tout en se posant la question de pourquoi on la prend en considération plutôt que de dire qu’elle n’existe pas et de faire semblant. Je connais des gens qui m’ont dit « Je ne te vois pas comme un noir » et j’ai répondu : « Tu me vois comment alors ? Puisque je le suis ». Ce n’est pas quelque chose que j’ai décidé, c’est quelque chose qui fait partie de moi et qui m’est intrinsèque. Il y a tellement de choses dans cette réflexion autour de l’Afrique. Qu’est-ce que l’Afrique ? Qu’est-ce qu’être noir ?

La grande rappeuse et productrice Dope Saint Jude, née au Cap, a fait ses premiers pas artistiques à la fin de l’année 2013. Une série de singles et des vidéos épurées ont suffi à faire tomber en pâmoison la toile mondiale. En 2018, elle a sorti son deuxième album, Resilient, avec le single explosif Grrrl Like.

LLA : Vous parlez de « mettre en relief la diversité artistique de la diaspora congolaise, en particulier, et africaine, en général ». N’y a-t-il pas un risque de perpétuer l’esprit colonial lorsque l’on ne dissocie pas nettement les pays d’Afrique, comme par exemple ici dans le secteur artistique ? Est-ce que dans l’imaginaire collectif, inviter des artistes du Cap, du Sénégal ou de la RDC ne pousse-t-il l’audimat à conserver une vision de l’Afrique comme entité uniforme sans reconnaissance pour sa diversité ?

Je considère que Congolisation est un espace de rencontre et non pas un espace de « ce que c’est l’Afrique ». On n’essaie en aucun cas de la définir et il y a une vraie nuance entre les deux. Ici, on permet à chaque personne de revendiquer son identité, d’avoir un espace pour revendiquer qui il est. C’est pour ça que même dans le rap on a plusieurs profils dont Alesh qui va rapper en en Lingala, puis après on a Nix qui rappe en wolof. Rien que ça pour moi ça montre la force du projet. Hier, j’étais super fier parce qu’on était invités à la RTBF et je me suis dit : « On est là, il est 9H30 et Nixe est en train de rapper en Wolof à la radio nationale belge ! ». Rien que pour ça on mérite une médaille d’or (rire). Pour moi c’est quelque chose qui aurait dû arriver il y a bien longtemps. Il faut laisser de l’espace à la particularité. Je me sens souvent déchiré entre la volonté d’expliquer aux gens que je ne suis pas un Congo-centré mais qu’en même temps je trouve qu’il est nécessaire d’avoir un point de départ pour pouvoir aller vers d’autres horizons. Beaucoup de gens ne comprenaient pas ma démarche c’est pour ça qu’on a mis le sous-titre « Afro-Diaspo-Arts made in Belgium », parce que pour moi il était hors de question d’exclure les gens ou de refuser toute personne qui n’était pas congolaise.

LLA : On observe actuellement différentes tendances afrocentriques mettant en exergue l’africanisme de la danse, de la cuisine, de la spiritualité et du business. Je pense aux afro-burgers, à l’afrotrap, aux afro-entrepreneurs ou encore de l’afro-yoga. Que pensez-vous de ces tendances ? Ces démarches servent-elles leur cause ou au contraire pensez-vous qu’elles pourraient devenir excluantes ?

A partir du moment où une frange de la population sent qu’elle n’a pas eu la possibilité de pouvoir montrer ce qu’elle est capable de faire parce qu’on l’a exclue, parce qu’on ne la considérait pas, il y a quelque chose qui devient une marque. Et l’afro devient une marque qui pousse à une revendication liée à la fierté. Dans un de mes textes je disais « le silence de nos parents est éloquent » et c’est justement avec ce silence qu’on a décidé de rompre. Nos parents étaient silencieux parce qu’ils ne voulaient pas forcement être en confrontation avec le blanc, qui, pendant longtemps a été considéré comme un modèle qu’il fallait atteindre. Leur ressembler supposait qu’on avait réussi.

Maintenant on est dans une démarche dans laquelle on se dit qu’on n’a pas besoin de leur ressembler. On a besoin juste d’être « nous ». Et ce « nous » est lié à ce rêve peut être un peu naïf du panafricanisme. Au même titre que le rêve européen qui est aussi naïf à sa manière. Du côté africain il y aussi cette envie de créer quelque chose cette ordre-là d’où cette revendication autour de la notion d’afro. Après si ce concept ne reste qu’une marque, figée dans sa définition, ça risque de s’effriter très vite. Par contre s’il évolue, s’il ouvre des espaces ça devient intéressant.

Moi je crois qu’il y a des cercles fermés et qu’entre ces cercles, il y a des intersections. Mais il faut des cercles fermés pour que les intersections existent. Sans ça, il n’y a pas de réel échange. Je pense que cette notion d’afro est une étape nécessaire à l’heure actuelle pour retrouver ce qui a été enlevé ou perdu afin de pouvoir ensuite proposer quelque chose qui va plus loin.

Toute la programmation par ici: https://www.kvs.be/fr/agenda/themas/80/_Congolisation/

Le rappeur sénégalais Nix (Nicolas Omar Diop) a fait ses premiers pas dans la musique à Dakar, sa ville natale. En 2003, il sort son premier album solo, Black Crystal, qui le propulse sur le devant de la scène de l’Afrique de l’Ouest francophone. Il peut afficher à son palmarès quelque 8 projets musicaux ainsi que 14 nominations à des prix au Sénégal, dont six lui ont été attribués.

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