RDCongo: nouveau parfum de scandale à la Gécamines

RDCongo: nouveau parfum de scandale à la Gécamines

L’affaire est arrivée aux oreilles du public congolais lorsqu’il a appris que deux dirigeants de la Gécamines – société minière appartenant à l’Etat – avaient été empêchés de voyager. Lundi, les rumeurs les plus diverses couraient sur les réseaux sociaux à propos du nouveau « scandale Gécamines ».

 
Le directeur général de l’entreprise, Jacques Kamenga, et son secrétaire général, Ngele Masudi, ont été empêches, le 17 décembre, d’embarquer à Kinshasa à bord de l’avion pour Lubumbashi (Haut-Katanga), où la société minière est installée. Le directeur de cabinet du directeur général du service de Migration, Aimedi Kitenge, a indiqué à nos confrères de radio Okapi que son service avait “débarqué” les deux dirigeants sur “réquisition du procureur général près la Cour de Cassation”.
 
Selon la presse congolaise, il s’agirait d’une affaire de blanchiment d’argent afin de contourner les sanctions américaines imposées en décembre 2017 contre un proche de Joseph Kabila, l’homme d’affaires israélien Dan Gertler, et ses sociétés.
 
“Une société proche de Dan Gertler”
 
Selon Georges Kapiamba, de l’Association congolaise pour l’accès à la Justice (ACAJ), la Gécamines a été condamnée le 11 novembre dernier par le tribunal de commerce de Lubumbashi à verser 209 millions de dollars à “une société proche de Gertler”.
 
Il s’agirait de la société Ventura Development, créée le 23 août 2018 avec un capital social de… 1000 dollars, qui aurait réclamé 209 millions de dollars à la Gécamines en octobre 2019 sans éclaircir l’origine de cette dette de la compagnie minière à la toute jeune et toute petite société.
 
Or, le 20 décembre, un communiqué de presse de Glencore – compagnie basée en Suisse dont Gertler était le partenaire au Katanga (Kamoto Copper Company) jusqu’aux sanctions américaines – a annoncé que la Gécamines avait accepté de lui céder une part de ses terrains pour 250 millions de dollars. Ce que d’aucuns relient à l’affaire précédente – sans preuve, crient les partisans du duo de la Gécamines.
 
Des mandats de comparution auraient été envoyés à Jacques Kamenga, ainsi qu’au président du Conseil d’administration de la Gécamines, Albert Yuma, qui est aussi patron des patrons congolais et un autre proche de Joseph Kabila; Félix Tshisekedi l’avait maintenu à son poste après l’avoir refusé comme Premier ministre en raison des accusations de malversations proférées à son encontre par les ONG internationales Global Witness et Fondation Carter. Les deux hommes auraient refusé de se présenter au juge pour s’expliquer.

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