RDC: les pro-Kabila contestent le rappel de trois ambassadeurs

RDC: les pro-Kabila contestent le rappel de trois ambassadeurs

Des partisans de l’ancien président congolais Joseph Kabila ont contesté mardi la mesure de rappel définitif en République démocratique du Congo de trois ambassadeurs nommés par l’ex-chef de l’État accusés de « manquements graves ». Le ministère des Affaires étrangères n’a pas donné de détails sur les fautes commises par deux représentants de la RDC auprès des Nations unies à New-York, Ignace Gata Mavita et auprès des instances spécialisées de l’ONU à Genève, Zénon Mukongo.

« La décision de madame la ministre d’État, n’a pas été délibérée en conseil des ministres. En conséquence, elle a agi, en usurpant les compétences qui ne lui sont pas reconnues », a dénoncé la sénatrice Francine Muyumba, présidente de la commission des Relations extérieures du Sénat congolais.

« Le président de la République nomme, relève de leur fonction et le cas échéant révoque les ambassadeurs et envoyés spéciaux sur proposition du gouvernement délibérée en conseil des ministres », explique-t-elle dans sa déclaration écrite parvenue à l’AFP.

« Les deux ambassadeurs ont été sanctionnés parce qu’ils avaient soutenu la position de la Chine sur la région autonome de Xinjiang à la 41ème session du conseil des droits de l’homme et à la 3ème session de l’assemblée générale de l’ONU en octobre, a indiqué à l’AFP, un sénateur du Front commun pour le Congo (FCC), la famille politique de l’ancien président Kabila.

Quant à l’ambassadeur de la RDC au Japon, Ramazani Bin Kithima, accusé d’avoir spolié l’immeuble de la représentation diplomatique congolaise à Tokyo, il a indiqué « qu’il s’agit d’une déformation calomnieuse des faits pour dissimuler les véritables responsables de ce pillage patrimonial en bande organisée », dans un communiqué parvenu à l’AFP.

Les trois ambassadeurs avaient été nommés par l’ancien président Joseph Kabila. Ils sont révoqués par la nouvelle ministre des Affaires étrangères, une proche du nouveau chef de l’État, Félix Tshisekedi.

Tshisekedi a passé un accord de coalition avec son prédécesseur, dont les partisans disposent de la majorité des sièges à l’Assemblée nationale, au sénat, aux assemblées provinciales.​

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