Des centaines de demandeurs d’asile entrent par la force dans les locaux du HCR à Pretoria

Des centaines de demandeurs d’asile entrent par la force dans les locaux du HCR à Pretoria

Des centaines de demandeurs d’asile, qui campaient devant les bureaux du Haut Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) à Pretoria pour demander leur transfert vers un autre pays, sont entrés par la force jeudi dans les bureaux de l’agence. Depuis le 8 octobre, des étrangers occupent les trottoirs devant les bureaux du HCR pour demander l’aide de l’agence afin de quitter l’Afrique du Sud, où ils ne sentent pas en sécurité, après une nouvelle vague de violences xénophobes qui a fait au moins 12 morts en septembre.

Mercredi, la justice, saisie par des riverains qui se plaignaient de nuisances, leur a ordonné de quitter les lieux dans les 72 heures.

Mais jeudi, environ 150 demandeurs d’asile, selon le HCR, plusieurs centaines, selon un photographe de l’AFP, sont entrés par la force dans les bureaux du HCR, en escaladant le mur d’enceinte et le portail.

« Les manifestants disent qu’ils veulent une protection et demandent au HCR de les installer dans un pays plus sûr », a expliqué l’agence onusienne dans un communiqué, précisant avoir évacué sans incident son personnel du bâtiment.

« Nous sommes venus ici pour demander la protection du HCR », a témoigné une demandeuse d’asile, Aline Bukuru, originaire de la République démocratique du Congo (RDC). « Nous n’avons pas le choix parce que nous sommes la cible d’attaques xénophobes », a-t-elle ajouté.

« On nous a prévenus que si on rentrait à la maison (en Afrique du Sud), on serait tués », a-t-elle affirmé à l’AFP.

« Si la police essaie de nous évacuer, elle doit le faire dans des cercueils. Je préfèrerais mourir ici où le monde peut voir que le HCR et le gouvernement sud-africain sont réticents à nous aider », a-t-elle encore dit, estimant que les demandeurs d’asile étaient « traités comme des animaux ».

Fin octobre, au Cap, des centaines de demandeurs d’asile avaient été évacués manu militari d’un immeuble abritant les bureaux du HCR dans la ville. Lors de cette opération, une centaine d’étrangers avaient été interpellés, avant d’être remis en liberté.

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