La diplomatie pour les nuls: la colère des agents de la Ceni

La diplomatie pour les nuls: la colère des agents de la Ceni

Commentaire par Marie-France Cros.

Les agents de la Ceni (Commission électorale nationale indépendante) sont en colère et entendent le faire savoir à tous cette semaine.

Pourquoi?

Auraient-ils enfin retrouvé les procès verbaux des élections présidentielle et législatives du 30 décembre 2018 – jamais rendus publics bien que la loi l’exige – et sont-ils trop fatigiés pour les dépouiller?

Malheureusement non; le Président, les députés nationaux et provinciaux, les sénateurs congolais restent donc entachés d’illégitimité.

Mais pourquoi, alors, cette colère?

Selon un tract retrouvé ce mercredi dans les toilettes et couloirs des locaux de la Ceni à Kinshasa (les élections sont nécessaires à la démocratie mais la démocratie ne règne pas à la Ceni, alors les mécontents n’osent pas s’exprimer ouvertement), ils réclament « le paiement de trois mois d’arriérés, la prime de fin des opérations électorales, les frais complémentaires des missions ».

Où diable est passé leur argent?

Le président de la Ceni, Corneille Nangaa fait, depuis le 22 février 2019, l’objet de sanctions américaines, comme son vice-président Norbert Basengezi, pour « corruption »; mais qui oserait dire que c’est une piste? Le plus logique, c’est que le bureau de la Ceni, hors mandat depuis le 30 juin, a pensé que, pour le peu de cas qui a été fait du vote des Congolais, cela ne valait pas la peine de payer les agents qui ont durement travaillé à le permettre.

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