Les chaussures Noël ferment, 84 salariés licenciés en France, 700 en Tunisie

Les chaussures Noël ferment, 84 salariés licenciés en France, 700 en Tunisie

Le tribunal de commerce de Rennes a prononcé l’arrêt de la poursuite d’activité du fabricant de chaussures pour enfants Noël, entraînant le licenciement de ses 84 salariés français et de 700 ouvriers en Tunisie, a-t-on appris vendredi auprès de la direction.

Fondé en 1927, le groupe familial aux chaussures de sport barrées d’un « N » a pu employer jusqu’à un millier de salariés sur son site de Vitré à la fin des années 1970.

« C’est un sentiment de tristesse, c’est une belle histoire qui s’arrête. Le marché de la chaussure est très complexe et la chaussure de sport avec des marques comme Nike et Adidas continue de prendre des parts de marché à la chaussure de ville, les consommateurs étant plus sensibles au prix qu’à la qualité », a déclaré à l’AFP Patrick Noël, PDG du groupe, ajoutant que « l’équation était devenue impossible dans un marché à la baisse ».

Le tribunal n’a retenu aucune des huit offres de reprise déposées. Le groupe avait été placé en liquidation judiciaire en septembre avec une poursuite d’activité jusqu’au 15 décembre.

L’arrêt de la poursuite d’activité a été prononcé mercredi par le tribunal de commerce pour dix entreprises du groupe breton, parmi lesquelles Noël France, les marques Babybotte, Mary Isa, Easy Peasy, Minibel, Noël Enfant, a précisé le greffe du tribunal dans un courriel.

Cette décision entraîne le licenciement de l’ensemble des 84 salariés, dont 61 à Vitré (Ille-et-Vilaine), 20 à Pau (Pyrénées-Atlantique) et 3 dans un magasin d’usine près de Niort.

Les 700 salariés de trois ateliers de production, filiale du groupe en Tunisie, vont également être licenciés. Les marques pourront toutefois être cédées à des concurrents, mais sans les salariés.

Placée en redressement en 2014, l’entreprise avait bénéficié d’un plan de continuation en 2016, mais la situation s’était de nouveau dégradée fin 2018. Elle avait acquis la licence Umbro en 1993, cédée en 2015 au groupe Royer.

Selon Fabrice Lerestif, secrétaire départemental de Force Ouvrière en Ille-et-Vilaine, qui a suivi les hauts et les bas du groupe Noël, la chaussure a occupé plusieurs milliers de salariés dans la région de Fougères jusque dans les années 1970, avec l’entreprise JB Martin. « C’est un métier qui disparaît, malheureusement ce n’est pas le seul », a réagi M. Lerestif.

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