Rwanda Génocide: les progrès permis par la Belgique

Rwanda Génocide: les progrès permis par la Belgique

Commentaire par Marie-France Cros.

 
Les assises de Bruxelles entament ce jeudi un nouveau procès de génocidaire rwandais présumé. C’est le moment de saluer le rôle joué par la justice belge dans le droit international en la matière.
 
C’est elle, en effet, qui, en 2001, a, la première, lancé ce type de procès. Depuis lors,  d’autres pays du monde en ont fait mener par leurs tribunaux.
 
La justice belge a ainsi évité que, comme les génocides au Biafra (1967-70) ou au Cambodge (1975-78), celui des Tutsis au Rwanda (un million de morts) demeure impuni.
 
Ce sont les enquêtes préliminaires à ce procès, effectuées par le juge d’instruction Damien Vandermeersch, qui ont amorcé celles du Tribunal pénal international  pour le Rwanda (TPIR), alors totalement inexpérimenté. C’est celui-ci qui reconnaîtra l’existence d’un génocide au Rwanda en 1994. Les premiers procès belges contre de présumés génocidaires avaient été basés sur l’accusation de “crimes contre l’humanité” et “crimes de guerre”; celui qui s’ouvre à Bruxelles ce jeudi sera le premier à poursuivre un accusé rwandais pour “génocide”.
 
Enfin, en jugeant de tels accusés, la justice belge contribue à individualiser les responsabilités dans le crime de 1994 et empêche ainsi qu’une ethnie entière puisse être considérée comme coupable, ce qui empêcherait toute réconciliation.

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