Multiples réserves des observateurs internationaux sur les élections au Mozambique

Multiples réserves des observateurs internationaux sur les élections au Mozambique

Les principales missions internationales d’observateurs ont jugé jeudi « globalement normal » le déroulement des élections générales au Mozambique mais émis de nombreuses réserves sur l’équité et la régularité de la campagne qui a précédé et le dépouillement. Les Mozambicains ont voté mardi pour des élections présidentielle, législatives et provinciales dans un climat de vives tensions, sur fond de violences et de soupçons de fraude émis par la société civile et l’opposition.

Aucun résultat n’a encore été publié.

Mais selon Les analystes, le chef de l’Etat sortant Filipe Nyusi et son parti le Frelimo, au pouvoir depuis 1975, devraient largement remporter la présidentielle et les législatives.

Par contre, l’ex-rébellion de la guerre civile (1975-1992) devenue le principal parti d’opposition, la Renamo, pourrait prendre le contrôle de plusieurs des dix provinces du pays, une grande première.

« Le jour du vote, les procédures ont été bien appliquées », a noté jeudi le chef de la mission d’observation de l’Union européenne (UE), Ignacio Sanchez Amor.

« Mais l’absence d’observateurs locaux dans presque la moitié des bureaux de vote au moment du dépouillement ne contribue pas à la transparence du processus », a-t-il ajouté devant la presse à Maputo.

« Des aspects essentiels du processus tels que la sécurité, l’enregistrement des électeurs et l’accréditation des observateurs de la société civile interrogent sur son intégrité », a renchéri John Dramani Mahama, l’ancien président ghanéen, au nom de l’Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique.

Plusieurs missions ont notamment exprimé leurs doutes sur le nombre d’inscrits dans la province de Gaza (sud), où les ONG locales ont indiqué avoir relevé la présence de 300.000 électeurs « fantômes ».

« On reste très préoccupés de l’impact potentiel de cette question » sur l’issue du vote, a relevé l’ancien vice-président kényan Kalonzo Musyoka au nom de la mission déployée par le Commonwealth.

Seuls les observateurs de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ont accordé un blanc-seing aux autorités mozambicaines.

« La campagne et le jour du vote (…) ont été généralement pacifiques et leur déroulement s’est produit de façon ordonnée », a résumé la ministre zimbabwéenne de la Défense, Oppah Muchinguri-Kashiri, à la tête de la mission de la SADC.

Les résultats du scrutin doivent être publiés sous deux semaines par la commission électorale du Mozambique.​

Que pensez-vous de cet article?

Soyez la première personne à évaluer cet article.

Derniers Articles

Journalistes

Dernières Vidéos