Moïse Katumbi devant le comité des droits de l’homme de l’Onu

Moïse Katumbi devant le comité des droits de l’homme de l’Onu

Moïse Katumbi, flanqué de son avocat, le ténor du barreau de Paris Eric Dupond-Moretti, a déposé plainte à Génève ce vendredi 2 juin devant le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies. Motif invoqué l’« acharnement continu du pouvoir congolais contre sa personne et ses proches ».  Lors d’une conférence de presse à Genève, l’avocat du candidat déclaré à la prochaine présidentielle en République démocratique du Congo a expliqué que cette démarche pourrait « aboutir à la saisine de l’Union Africaine et les Nations Unies pour obtenir une protection de mon client ».

« Nous déposons cette requête dans le cadre de mesures provisoires, L’Etat va ensuite être contacté pour répondre et naturellement, il peut prendre son temps. Il peut jouer la montre, poursuit son avocat. Sauf que dans ce processus de questions-réponses, à un moment, le Comité des Droits de l’homme peut demander à l’Etat de le protéger ». « L’intérêt de cette plainte vise à assurer l’intégrité physique de Moïse Katumbi. Et  nous pourrons, si cette recommandation est faite à l’Etat, saisir d’autres organismes internationaux (Union Africaine, Nations Unies) afin qu’il puisse rentrer dans son pays et se présenter à l’élection présidentielle à venir. .

L’avocat français a également accusé le pouvoir congolais de s’acharner contre les opposants congolais et le s’en prendre systéatiquement aux biens appartenant aux proches de Moïse Katumbi. Il est aussi revenu sur les conditions dans lesquelles le juge du tribunal de Kamalondo (Lubumbashi – Haut Katanga), la juge Ramazani a été contrainte par la force et la menace de condamner Moïse Katumbi.

« II faut toujours être optimiste. C’est qui est sûr, c’est que lorsque vous commettez des exactions et que vous le faites en catimini, vous êtes beaucoup plus confortable que si le monde entier vous regarde (…) Depuis des mois, on a répertorié toutes les exactions qui ont été perpétrées par le pouvoir, l’arbitraire, les violences, le saccage, les pressions sur les proches, les pressions sur les opposants. A tous ces points, nous répondrons par le droit ».

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